Randonner sur le GR58, « Tour du Queyras, » en 8 jours

Tour du Queyras GR58, Ceillac, France(scroll down for the english version – vean al pie de página para la versión en español)

Même si nous avons eu tout le temps du confinement pour réfléchir à notre randonnée de l’été, ma cousine et moi restions tellement dans l’incertitude de pouvoir partir que nous avons pris notre décision fin juillet pour un départ mi août (comme beaucoup d’entre nous, j’imagine). N’empêche que, la possibilité de penser à une telle aventure était déjà chargée d’émotions et de rêves… Après notre première randonnée ensemble en 2018, Lisa a pris de bonnes habitudes et s’est entrainée en montagne dans le parc régional du Mercantour l’an dernier ; alors que je ne randonnais qu’à plat autour de Paris. Elle et ses amies visaient le GR20 en Corse mais les restrictions de déplacement et l’impossibilité de s’entraîner plus longuement ont eu raison de leurs velléités. Nous avons donc opté pour le GR58, communément appelé le « Tour du Queyras, » dans les Alpes du sud. Et nous ne le regrettons absolument pas !

Le Queyras (attention, on ne prononce pas le « s ») est une vallée du département des Hautes-Alpes (05) et un parc régional naturel. Traversé par le Guil – parfait pour des sorties en raft – , il comporte 8 communes et près de 30 sommets au-dessus de 3.000 m. d’altitude.

Résultat pour notre randonnée : des paysages à couper le souffle ! Des dénivelés à faire travailler les genoux ! Un défi ! Un vrai régal !

Nous pensions le parcourir en 10 jours, en suivant les descriptions et recommandations du site internet, mais vu notre rythme, nous avons finalement complété les 116 kms de la randonnée (hors variantes), avec près de 7.695 m. de dénivelés positifs et 7.728 m. de dénivelés négatifs cumulés, en 8 jours.

Notre itinéraire :

  • Jour 1 : Ceillac – Refuge de la Blanche (par le col des Estonques, 2.650 m.) > 22 kms en 7h, + 1.620 m., – 772 m.
  • Jour 2 : Refuge de la Blanche – Refuge Agnel (par le col de Chamoussière, 2.884 m.) > 5 kms en 2h, + 369 m., – 304 m.
  • Jour 3 : Refuge Agnel – La Monta (par le col Vieux, 2.806 m.) + 1h30 aller/retour pour l’ascension du Pain de Sucre (3.208 m.) > 12,6 kms en 3h45, + 218 m., – 1.196 m.
  • Jour 4 : La Monta – Abriès (par la colette de Gilly, 2.371 m.) > 15,3 kms en 5h10, + 999 m., – 1.078 m.
  • Jour 5 : Abriès – Fonts de Cervières (par le col du Malrif, 2.832 m.) > 15,3 kms en 5h45, + 1.260 m., – 758 m.
  • Jour 6 : Fonts de Cervières – Brunissard (par le col de Péas, 2.629 m. et le col du Tronchet, 2.347 m.) > 18 kms en 6h10, + 1.085 m., – 1.375 m.
  • Jour 7 : Brunissard – Refuge de Furfande (par le col de Furfande, 2.515 m.) > 12,3 kms en 4h10, + 895 m., – 449 m.
  • Jour 8 : Refuge de Furfande – Ceillac (par le col de Bramousse, 2.251 m.) > 16,5 kms en 5h45, + 1.049 m., – 1.688 m.

Parties sacs au dos, avec tentes / matériel de camping et quelques repas tout prêts, nous avons tout de même réservé au préalable certains dîners en refuges, prévu d’acheter sur place les paniers pique-nique qu’ils pouvaient éventuellement proposer et profité du passage dans les villages 1 jour sur 2 pour les ravitaillements supplémentaires, si besoin.

Au départ de Ceillac, après une nuit courte et agitée par l’orage, nous prenons le chemin sous un soleil radieux et plus un seul nuage dans le ciel. De nombreux autres randonneurs ayant eu la même idée, cette première journée est rythmée par les dépassements répétés des uns et des autres tout au long de la première longue ascension du sentier. Les pauses méritées se font en regardant la vallée en contrebas, les barres rocheuses face à nous et le col qui nous nargue toujours plus haut. Arrivées au sommet de notre étape, la vue sur la descente et les cirques de montagnes qui nous entourent loin à l’horizon sont autant de bonbons pour les yeux que d’appréhension pour les genoux.

Les jours suivants présentent le même profil : une première longue ascension plutôt raide passant par une forêt de mélèzes ou un bosquet suivi des pierriers sous un soleil de plomb jusqu’au col ; puis la descente vertigineusement longue vers notre destination du jour. C’est en chemin vers La Monta que nous nous baignons au Lac Égorgéou à 2.394 m. d’altitude ou vers les Fonts de Cervières que nous passons à côté du Grand Laus (2.583 m. – l’un des 3 lacs du Malrif) où nous nous émerveillons de leurs couleurs. Les marmottes dodues et pas farouches dodelinent doucement et souvent près de nous, tandis que les troupeaux de moutons dévalent avec aisance les flancs des montagnes pendant que nous essayons péniblement de les grimper. Lisa et ses amies sont de véritables petits cabris, menant la danse de notre randonnée à un rythme tout joyeux. Je les suis le sourire aux lèvres, la sueur sur le front, les jambes lourdes mais ravie d’avoir cet élan qui m’entraîne toujours plus loin.

Les dénivelés s’enchaînent, le vent fouette souvent les cols que nous traversons et nos nuits à + 2.500 m. sont parfois très fraîches en comparaison avec la chaleur de nos journées (celle au-dessus du Refuge Agnel restera dans nos annales comme la plus froide de toutes… on en frissonne encore). Pourtant, rien ne nous arrête ; nous succombons chaque jour à la beauté de la montagne, à l’effort qui nous permet d’en profiter, à nos pas qui nous guident vers le prochain lieu de bivouac qui nous en mettra encore une fois plein les yeux. On ose rallonger l’étape #6 pour que la suivante soit plus courte et que l’on puisse profiter de toute notre après-midi sur place ; on double même les 2 dernières étapes puisque de toute façon nous marchons plus vite que ce que les guides et panneaux annoncent. Et chaque fois, c’est la même magie qui opère. Le Queyras nous a ravit le cœur, les yeux et l’esprit.

Ces moments mémorables :

  • arriver à St-Véran après seulement 4h de marche (sur les 6h annoncées) et se rendre compte que le refuge où nous avons réservé le dîner est encore à 3h de là alors que nous pensions y être 30 minutes plus tard…
  • planter la tente chaque soir dans un endroit à couper le souffle et pouvoir profiter du coucher de soleil sur les montagnes.
  • le panier pique-nique végétarien zéro déchet, consistant et bien pensé du Refuge Agnel !
  • la baignade et les fous rires au Lac Égorgéou.
  • écouter les filles me raconter leur ascension épique du Pain de Sucre au petit matin pendant que je profitais de la vue sur le Lac Foréant et le Mt Blanc.
  • marcher sur les crêtes.
  • croiser les vaches qui font la sieste un peu partout et nous obligent à faire de grands détours pour les déranger le moins possible.
  • Lou Goustaroun, un excellent restaurant à Abriès, pour une soirée où on n’a pas vraiment le goût de manger lyophilisé.
  • les lacets interminables vers les lacs du Malrif et ma photo préférée depuis le col du même nom (mise en avant au début de cet article).
  • voir débouler des milliers de moutons et leurs 3 bergères.
  • découvrir le Diabolo violette et le Diabolo sapin pendant nos goûters improvisés en arrivant aux villages.
  • goûter à 18h quand on prévoit de dîner 2h plus tard ! Parce que la crêpe est tellement bien méritée qu’il ne faut pas la rater 😉
  • dormir au bord d’un lac au camping « The Planet » de Brunissard et se réveiller avec la tente sèche alors que partout ailleurs la rosée nous obligeait à les ranger mouillées.
  • traverser un village fantôme où seul un cheval nous accueille…
  • ces looooongues ascensions et descentes qui nous poussent à toujours continuer pour nous émerveiller un peu plus haut, un peu plus loin.

Déjà 3 semaines que nous sommes rentrées mais les étoiles qui brillent dans nos yeux aux souvenirs évoqués ne sont pas prêtes de s’éteindre. On vous recommande chaudement d’envisager la randonnée du Tour du Queyras dès que vous en aurez l’opportunité. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser par ici, je serais ravie d’y répondre pour vous permettre d’envisager plus sereinement cette aventure.

En attendant, bonne rentrée et bons chemins !

[English]

Even though we had plenty of time during lockdown to think about our summer trek, my cousin and I were so uncertain regarding where and how we’d be able to move around the country, that we finally made a last-minute decision at the end of July for a starting date mid-August (I imagine like many of us also did). Just the thought of the upcoming adventure was already filled with eagerness, emotions and dreams… After our first trek together back in 2018, Lisa maintained very good habits up in the mountains training in the Mercantour Regional Park last year ; whereas I only hiked flat around Paris. She and her hiking buddies were aiming at GR20 in Corsica but moving around being restricted due to COVID-19 and the lack of opportunities to train any further had them rethink their schedule. That’s how we ended up opting for GR58, commonly called « Queyras Loop, » in the southern French Alps. Absolutely no regrets on that one !

Queyras (beware, the « s » is mute) is a valley in the Hautes-Alpes department (05) and a natural regional park. Running through it is the Guil river – perfect for a rafting experience -, the park is made up of 8 municipalities and counts about 30 peaks culminating above 9.840 ft.

Meaning that our trek took us in the middle of breath-taking landscapes where our knees worked out along great height differences. Such a challenging trail ! Such a treat !

We had thought to hike the whole loop in 10 days, according to the recommendations and advice on the website, but with our rythm, we eventually completed the 72 miles of the trail (proposed detours not included), counting some 25.247 ft. of combined elevation gain and 25.355 ft. of combined elevation loss, in 8 days.

Our itinerary :

  • Day 1 : Ceillac – Refuge de la Blanche (through Estonques pass, 8.694 ft.) > 13.6 miles in 7h, +5.315 ft., -2.532 ft.
  • Day 2 : Refuge de la Blanche – Refuge Agnel (through Chamoussière pass, 9.462 ft.) > 3 miles in 2h, +1.210 ft., -997 ft.
  • Day 3 : Refuge Agnel – La Monta (through Vieux pass, 9.206 ft.) + 1h30 round-trip to Sugar Loaf peak (10.525 ft.) > 7.8 miles in 3h45, +715 ft., -3.924 ft.
  • Day 4 : La Monta – Abriès (through Gilly crest, 7.779 ft.) > 9.5 miles in 5h10, +3.277 ft., -3.536 ft.
  • Day 5 : Abriès – Fonts de Cervières (through Malrif pass, 9.291 ft.) > 9.5 miles in 5h45, +4.134 ft., -2.486 ft.
  • Day 6 : Fonts de Cervières – Brunissard (through Péas pass, 8.625 ft. and Tronchet pass, 7.700 ft.) > 11 miles in 6h10, +3.559 ft., -4.511 ft.
  • Day 7 : Brunissard – Refuge de Furfande (through Furfande pass, 8.251 ft.) > 7.6 miles in 4h10, +2.936 ft., -1.473 ft.
  • Day 8 : Refuge de Furfande – Ceillac (through Bramousse pass, 7.385 ft.) > 10.2 miles in 5h45, +3.441 ft., -5.538 ft.

We left with our own backpacks, tents / camping gear and a few freeze-dried meals ; we also booked ahead some dinners at the refuges, planned on buying their lunch box if they ever proposed any and knew we would be able to resupply in the villages we’d come by every other day, if need be.

Leaving Ceillac after a short and restless night shaken by quite a rainstorm, we start our hike under the sun and not a cloud in the sky anymore. Many other hikers having had the same idea, this first day on the trail is marked by repeated overtakings along the first long ascent. We take well-deserved breaks facing the valley below, the mountain range in front and the pass still taunting us way up there. Once standing at the highest point of our day’s hike, the view over the slope down, the mountain tops all around us as far as the eye can see are a treat to the eye as much as a reason to be wary of our knees abilities.

Every day, the trail provides the same profile : first, a long rather steep ascent through larch woods or thickets, followed by scree under the burning sun, all the way to the pass ; then comes the dizzying slope down towards the day’s destination. It is while we are heading to La Monta that we take a dive into Égorgéou Lake, 7.854 ft. high, or to Fonts de Cervières that we hike past Grand Laus Lake (8.474 ft. high, one of the 3 Malrif lakes) where we marvel at their colors. Plump trustful groundhogs often show up around while flocks of sheep hurtle easily down the mountain flanks we sometimes painfully climb up. Lisa and her friends walk the trail like joyous kids, leading our hike merrily. I follow with a smile on my face, sweat on my brow, legs heavy but so happy to follow their momentum, taking me further away.

Elevation differences mark our days, the wind sweep the passes we go by and our nights at + 8.200 ft. high sometimes are quite cold after the day’s heat (the one we spent above Agnel Refuge remains in our memory one of the coldest ever… we still shiver at the thought of it). Nevertheless, nothing can stop us ; every day, we succumb to the beauty of the mountains, to the efforts we make to enjoy this opportunity, to our steps that each time take us closer to our next breath-taking bivouac campsite. We dare lengthen day #6 so the next can be shorter and easier and we can enjoy the place all afternoon ; we even walk 2 days in 1 since we always walk faster than the guides and signs anounce. Every time, the same magic happens. Queyras stole our hearts, our eyes and our minds.

Those unforgetable moments :

  • arrive in St-Véran after only walking for 4 hours (when the signs anounced 6h) and realize that the refuge where we booked dinner is another 3h away instead of the 30 minutes we had planned…
  • pitch the tent in some breath-taking spot every night and enjoy the sun set over the mountains.
  • Agnel Refuge’s vegetarian zero waste well-thought, substantial lunch box !
  • diving and laughing our hearts out at Lake Égorgéou.
  • listen to the girls retelling their epic ascent of Sugar Loaf peak at sunrise while I was enjoying the view over Foréant Lake and Mt Blanc.
  • hike the ridges.
  • walk past sleeping cows and take detours so as not to bother them.
  • Lou Goustaroun, an excellent restaurant in Abriès, that night when we really didn’t feel like eating our freeze-dried dinner.
  • those endless switchbacks to Malrif lakes and my favorite picture of the trek at Malrif peak (the one I put as header of this post).
  • see thousands of sheep burst into view with their 3 shepherdesses.
  • discover and enjoy drinking violet or fir tree Diabolos during our improvised snacks upon arriving at our day’s destination.
  • have a snack at 6 p.m. when we plan on having dinner 2 hours later ! Only because a delicious crêpe is always well-deserved and it would be a shame to miss it 😉
  • sleep next to a lake at « The Planet » campground in Brunissard and it being the first and only morning when our tents were dry upon leaving.
  • go through a ghost village where the only living being is a lone horse…
  • those looooong ascents and descents that push us harder and further to marvel at what’s over there.

We came back home 3 weeks ago already but the stars that shine into our eyes when reminiscing the trek are not close to go off. The 4 of us highly recommend you to think about hiking the Queyras Loop whenever you have the chance. If you have any questions, don’t be shy and ask me here, I’ll be more than happy to help you get this adventure going.

Meanwhile, happy return from your summer vacation and happy trails !

[Español]

Aunque tuvimos todo el tiempo del confinamiento para pensar en nuestra caminata del verano, mi prima y yo nos quedamos con tantas dudas con el tema de moverse que terminamos tomando nuestra decisión a finales de julio para empezar a caminar a mediados de agosto (como la mayoría de nosostros, me imagino). Sin embargo, simplemente la idea de la posibilidad de vivir tal aventura nos dió con que soñar y muchas emociones… Después nuestra primera caminata juntas en 2018, Lisa tomó buenas costumbres y entrenó en las montañas, en el parque regional del Mercantur, el verano pasado ; mientras yo solamente caminaba plano en los alrededores de París. Ella y sus amigas aspiraban a caminar el GR20 en Córcega pero las restricciones de movimiento y la imposibilidad de entrenar más largamente las motivaron a cambiar sus planes. Es así que eligimos la opción del GR58, comúnmente llamado « Vuelta del Queyras, » en los Alpes del sur. ¡ Y no hay por arrepentirse !

El Queyras (¡ Ojo ! no se pronuncia la « s » final) es un valle del departamento de los Alpes Altos (05) y un parque regional natural. Lo atraviesa el río Guil – perfecto para una salida de rafting -, se compone de 8 municipios y cuenta con cerca de 30 cumbres culminando a más de 3.000 m. de altitud.

Resultado para nuestra caminata : ¡ paisajes que cortan el soplo ! Desniveles que hacen trabajar mucho las rodillas ! Un desafío ! Un regalo inmenso !

Pensabamos recorrerlo en 10 días, como lo anuncía y recomendaba la página internet, pero con nuestro ritmo, concluimos los 116 kms de la caminata (sin los desvíos propuestos), con unos 7.695 m. de desnivel positivo y 7.728 m. de desnivel negativo combinados, en 8 días.

Nuestro itinerario :

  • Día 1 : Ceillac – Refuge de la Blanche (por el paso de los Estonques, 2.650 m.) > 22 kms en 7h, +1.620 m., -772 m.
  • Día 2 : Refuge de la Blanche – Refuge Agnel (por el paso de Chamoussière, 2.884 m.) > 5 kms en 2h, +369 m., -304 m.
  • Día 3 : Refuge Agnel – La Monta (por el paso Vieux, 2.806 m.) + 1h30 ida y vuelta para la ascensión del Pan de Azúcar (3.208 m.) > 12,6 kms en 3h45, +218 m., -1.196 m.
  • Día 4 : La Monta – Abriès (por la cresta de Gilly, 2.371 m.) > 15,3 kms en 5h10, +999 m., -1.078 m.
  • Día 5 : Abriès – Fonts de Cervières (por el paso del Malrif, 2.832 m.) > 15,3 kms en 5h45, +1.260 m., -758 m.
  • Día 6 : Fonts de Cervières – Brunissard (por el paso de Péas, 2.629 m. y el paso del Tronchet, 2.347 m.) > 18 kms en 6h10, +1.085 m., -1.375 m.
  • Día 7 : Brunissard – Refuge de Furfande (por el paso de Furfande, 2.515 m.) > 12,3 kms en 4h10, +895 m., -449 m.
  • Día 8 : Refuge de Furfande – Ceillac (por el paso de Bramousse, 2.251 m.) > 16,5 kms en 5h45, +1.049 m., -1.688 m.

Nos fuimos con nuestras propias mochilas, carpas / material para acampar y algunas comidas liofilizadas ; también reservamos algunas cenas en los refugios, previmos comprar almuerzos para llevar que podrían proponer y sabíamos que se pudiera aprovechar del pasaje en los pueblos cada 2 días para abastecer si lo necesitabamos.

Al salir de Ceillac luego de una noche corta y agitada por la tormenta de lluvia, tomamos el sendero bajo un sol radiante y ninguna nube más en el cielo. Muchos otros senderistas tuvieron la misma idea, así que ese primer día lo pasamos rebasándonos unos a los otros a lo largo de la primera larga subida del camino. Tomamos descansos bien merecidos con vista al valle abajo, los rangos de montañas al frente y el paso desafiándonos ahí arriba. Cuando llegamos al punto más alto de nuestra etapa del día, la vista hacia la bajada empinada, las montañas rodeándonos hasta el horizonte lejano son bonbones para los ojos así como una razón de algo de temor para nuestras rodillas.

Los siguientes días presentan el mismo perfil : una primera larga subida bastante empinada atrevesando bosques de alcerce o bosquecillos cambiandose en senderos de piedras polvorientas bajo el sol abrasador hasta el paso ; luego, la bajada vertiginosamente larga hacia nuestro destino del día. En camino hacia La Monta, nos bañamos en el Lago Égorgéou a 2.394 m. de altitud o hacia los Fonts de Cervières, pasamos el Grand Laus (2.583 m. – uno de los 3 lagos del Malrif) donde admiramos sus colores. Las marmotas cebadas, que dejaron de ser muy salvajes, menean la cola muy enseguida y cerca de nosotras mientras manadas de carneros bajan a toda prisa las laderas de las montañas que nos cuestan tanto subir. Lisa y sus amigas son verdaderos cabritos, dirigiendo el ritmo de nuestra caminata con mucha animación y alegría. Las sigo con la sonrisa en la cara, el sudor en la frente, las patas pesadas pero feliz del impluso compartido que me permite ir siempre más adelante.

Caminamos los desniveles uno tras otro, el viento azota los pasos y las noches que pasamos a + 2.500 m. son bastante frías comparadas con el calor fuerte de los días (aquella que pasamos por encima del Refugio Agnel sigue como una de las más frías que tuvimos que vivir… nos estremecemos todavía). Sin embargo, nada nos detiene ; cada día, nos rendimos frente a la belleza de las montañas, a los esfuerzos que nos permiten disfrutar de tan bonito lugar, a nuestros pasos que nos guían hacia el próximo sitio de bivouac que nos encantará los ojos una vez más. Nos atrevemos a alargar la etapa #6 para que la siguiente sea más corta y disfrutar del lugar toda la tarde ; hasta caminamos 2 días en 1 cuando nos damos cuenta de que caminamos más rápidamente de lo que anuncian las guías y señales. Cada vez, la misma magia. Queyras nos robo los ojos, el corazón y la mente.

Aquellos momentos inolvidables :

  • llegar en St-Véran luego de solamente 4h de caminata (cuando los señales anunciaban 6h) y darse cuenta de que el refugio en cual reservamos la cena se encuentra a 3h más de caminata cuando pensabamos que estaba a 30 minutos…
  • asentar la carpa cada noche en un lugar bellísimo y admirar el atardecer sobre las cumbres de las montañas.
  • el almuerzo para llevar del Refugio Agnel : ¡ vegetariano, cero basura, consecuente y bien pensado !
  • meternos al agua fría del lago Égorgéou y reirnos tanto.
  • escuchar a las chicas contarme su ascensión del Pan de Azúcar mientras las esperaba frente al lago Foréant y la vista al Mt Blanc.
  • caminar en las crestas.
  • encontrar a muchas vacas durmiendo y dar la vuelta lejos para no molestarlas.
  • Lou Goustaroun, un restaurant excelente en Abriès, para aquella noche cuando no nos apetecieron nuestras cenas liofilizadas.
  • los serpenteos interminables hacia los lagos del Malrif y mi foto favorita una vez a la cima del paso del mismo nombre (ésa misma que puse al inicio de este artículo).
  • ver a miles de carneros irrumpir el sendero con sus 3 pastoras.
  • descubrir el Diabolo violeta o abeto durante las meriendas improvisadas al llegar en el pueblo destino del día.
  • ¡ comer la merienda a las 6 p.m. cuando planeamos la cena 2 horas más tarde ! Porque la crepa se merece tanto y que no se debe perder ! 😉
  • dormir en la orilla de un lago en el camping « The Planet » en Brunissard y despertarse en la mañana siguiente con una carpa seca cuando tuvimos que guardarlas todas mojadas por el rocío todos los otros días.
  • atravesar un pueblo fantasma donde el único ser vivo era un caballo…
  • esas laaaaargas ascensiones y bajadas que nos empujan siempre más allá para maravillarnos de lo que hay ahí.

Hace 3 semanas ya que regresamos a nuestra casa pero las estrellas prendidas en nuestros ojos de tantos recuerdos no van a fallar pronto. Les recomendamos mucho que piensen en ir a caminar la Vuelta del Queyras en cuanto tengan la oportunidad. Si tienen alguna pregunta, haganla por aqui, que me encantará contestarles para apoyarles en preparar esta maravillosa aventura.

Mientras tanto, ¡ buen regreso de sus vacaciones de verano y buen camino !

25 commentaires sur “Randonner sur le GR58, « Tour du Queyras, » en 8 jours

    1. Merci, Enora ! Je vous le conseille vivement, cette région est magnifique ; découverte pour l’occasion, j’en suis tombée raide dingue !
      De toute façon, comment ne pas tomber raide dingue de toutes les Alpes ?!?!!

  1. What a fabulous trip, marvelous landscapes and hiking. It’s marvelous that you could succeed at such a trip during the health crisis. I miss traveling and its adventures, discoveries and mysteries.

    1. Thank you Sally. I’m glad we took the time away from people and had the chance to wander a little bit further than 1 mile radius around our homes for some time.
      We’re back into quarantine since last night so those memories will be dearly held…
      Take care. Adventures, travels, discoveries and mysteries will be part of another future…

  2. Oh what a glorious trip you had Juls. The views are incredible and I loved your list of favorite moments especially. There is nothing better than good times with good friends on a fabulous journey! Enjoyed your post very much.

  3. Merci pour les photos. J’ai souvenir que les dénivelées étaient bonnes. 🤣
    On a passé tout le temps sous la tente, sauf une nuit de tempête où on a trouvé de la place dans un refuge.
    Tout va bien chez toi? Les nouvelles de France ne sont pas bonnes.

    1. Ah oui, les dénivelés sont superbes! 😉
      Tout va bien en France; je suis dans une zone écarlate (Aix-Marseille) où le couvre-feu à 21h est instauré depuis samedi dernier mais cela ne me dérange pas tant que ça et toute la famille va bien.
      J’espère que ça se passe bien au Mexique aussi…

      1. Tant mieux pour toi et ta famille.
        Ici on est plutôt mal. 86,000 morts et « Secretaría de Salud » admet qu’il faut multiplier par je sais plus combien, 3 ou 4?
        alors on reste à la maison. On fait les courses en ligne. 😷

  4. « ….que la montagne est belle, …. » les mots de la chanson de Jean Ferrat me viennent naturellement en regardant tes photos !!
    Quelle belle rando !! 😍

  5. Beautiful trip Juls! I did have to laugh about your snippet of getting lost. haha. It happens to the best of us. I also love the thought of you strong ladies out there tackling the big hills and laughing through it all. hugs!!

  6. What an amazing trip! I suspect that this was a very welcome adventure after your earlier months shut down in the city. Those are some magnificent trails and mountains/lakes/towns.
    And some significant altitude changes!
    Thank you for sharing all those photos — I never think of France as having Alps of any kind, so am adjusting my mental picture. These are stunning!

    1. Thank you for your feedback, Diana. The trail was indeed quite a beauty and a welcome breath of fresh air after lockdown, one of the many reasons we had planned to go in the first place.
      I don’t remember you mentioning where you live: any mountains there?

      1. I live on the coast of British Columbia, Canada. There are mountains in abundance here — and I love them — but I am not a fan of hiking up steep grades. I once went on a weeklong (maybe 10 day?) hike with a couple of friends through the Olympic Penninsula in Washington State — but I didn’t know until we were actually there that we’d be hiking through mountain passes. I was not prepared for that and would have backed out if I could. However, it remains one of the things I am most proud of, just because it was so far outside my comfort zone, and I ended up loving many parts of the journey. I remain in awe of those of you who have adventures like this on a somewhat regular basis.

        1. The Olympic peninsula is such an amazing place to hike around! This adventure must remains one of your favorites, I’m sure. Thanks for sharing it! 😀

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