Chile – the one who didn’t have enough time

(scroll down for the english version – vean al pie de página para la versión en español)

Photo credits : unless stated otherwise, © Julie Klene.

 – Celui qui n’avait pas assez de temps –

J’ai fait mes premiers pas au Chili lors de notre arrivée à San Pedro de Atacama après avoir passé quelques jours dans l’altiplano bolivien.  Une ville digne des far-west, au milieu du désert, des ruelles étroites, des routes de sable, de petites maisons alignées les unes contre les autres, un cimetière fleuri…  Mais comme Farina et moi n’étions pas très en forme, ça n’a été qu’une étape pour pouvoir nous reposer, reprendre des forces, faire un tour dans la Vallée de la Lune (une autre beauté de l’UNESCO) et organiser la suite de notre voyage avec Diane & Lukas avant qu’ils ne remontent dans un bus vers l’Argentine.

in Moon Valley, San Pedro de Atacama

Nous avons nous-mêmes fait de nombreux allers/retours entre les deux pays frontaliers.  L’Argentine nous a retenu un bon bout de temps.  Et puis, Farina et moi nous sommes séparées à El Calafate et je me suis dirigée vers la Patagonie chilienne, en ne sachant absolument pas ce que j’allais y découvrir.  Installée aussi confortablement que possible dans le bus aux côtés de Natalie (Suisse), je tombe des nues lorsqu’on arrive au poste frontière avec le Chili sous quelques centimètres de neige alors que cela faisait quelques heures que nous roulions sous un soleil ardent.  La queue à l’extérieur des bureaux n’était pas pour nous faire sortir du bus rapidement…  Et de me demander ce que je venais bien faire dans le coin?…  Puerto Natales nous a accueillies sous la pluie et dans le froid.  Une ville au bout du monde, au bord du Fjord du Dernier Espoir.  Point de départ d’un trek de 5 à 8 jours dans le Parc National de Torres del Paine.  Mais je ne l’ai appris que quelques heures plus tard.

En effet, je suis arrivée là un peu par hasard, toujours, en suivant les conseils de mon amie Laure, mais en n’ayant pas vraiment étudié ma géographie ou lu les histoires du coin.  Je comptais sur ma famille d’accueil couchsurfing pour me briefer mais, ne les trouvant pas chez eux, malgré des appels téléphoniques répétés me confirmant leur présence sur les lieux (je ne devais décidément pas avoir la bonne adresse… mais rien n’arrive par hasard…), je décide de me réfugier dans un hostal car je suis trempée jusqu’aux os par la pluie – ou plutôt neige fondue, à présent – et mon sac à dos dans un état pitoyable.  Je fais mes premiers pas chez erratic rock : de la moquette au sol, une odeur de cookies venant de la cuisine, une atmosphère chaude et accueillante comme le propriétaire, Bill, routard, hippie, cool, qui m’ouvre les bras comme si j’avais toujours vécu là.  N’hésitez pas à en faire votre QG si vous venez dans le coin, il n’y a pas meilleur endroit!

J’apprends bien vite que Torres del Paine est donc l’attraction du lieu mais que les refuges sont fermés en cette fin de mois de Mai et qu’à moins d’être un fêru de camping dans la neige, le seul moyen encore à ma disposition pour en avoir un bel aperçu est de m’y rendre avec un tour d’une journée.  Natalie, qui a élu domicile dans un autre hôtel me retrouve où je suis et me fait part de son intention de louer une voiture avec d’autres voyageurs pour faire le même tour, mais sans passer par une agence.  Or, il n’y a plus de place dans la voiture pour moi; je pars donc en bus, mais la retrouve avec Nina (Suisse)et Sam & Nat (couple hispano-belge) en chemin.  Une rapide visite dans la Grotte du Milodon : sorte de paresseux préhistorique dont les restes ont été trouvés là il y a quelques années puis nous admirons les fameuses tours depuis Laguna Amarga, Salto Grande, une cascade entre les 2 lacs de cette partie du parc et enfin, le lac et glacier Grey.  Visions irréelles, magiques et bleues.  La glace est superbe sous un ciel radieux.

Torres del Paine (Chile)

Bien que je sois en retard sur mon emploi du temps prévu, je décide de rester à erratic rock un peu plus longtemps.  Et je profite de mon séjour pour grimper avec les autres au Mirador Dorotea pour une vue imprenable sur la ville, cuisine de délicieux gâteaux au chocolat pour les quelques hôtes intrépides séjournant au bout du monde et rencontre également Carla (Chili), propriétaire de l’agence de voyage au coin de la rue, avec qui je fais des plans pour les jours suivants.

Ensemble, nous allons à Punta Arenas faire une excursion en kayak dans le Détroit de Magellan afin de « tester » un nouveau client.  Une excursion qui se termine avec les dauphins australis.

from Dorotea Mirador – above Puerto Natales

Parce que je retourne en Argentine quelques jours, il ne m’en restera que 3 à passer à Santiago, chez mon ami Miguel, rencontré au Guatemala, alors que le plan original était de passer dans ce grand pays près de 3 semaines.  Je n’y serais restée en tout que 10 jours.   Les derniers dans la capitale donc, à visiter la maison de Pablo Neruda, le poète, les différents miradors de la ville, la place des armes et quelques bâtiments anciens et à partager un dîner typique avec Miguel.

Santiago de Chile

Ainsi, rapidement, alors que mon cœur me criait depuis un certain temps déjà de retenir mes pas et de rester en Amérique latine, je me suis retrouvée à quelques heures du départ d’un avion qui allait m’emmener vers un tout autre continent, un nouveau pays, et de nouvelles aventures : l’Australie.

Le Chili a comme un goût d’inachevé lorsque je m’assois dans cet avion; des larmes amères coulent sur mon visage alors que je m’envole de nouveau vers l’inconnu quand je commençais juste à connaître une culture immensément belle.  Je reviendrai.

[English]

– The one who didn’t have enough time –

I first set foot in Chile when we arrived in San Pedro de Atacama after our expedition in the bolivian altiplano.  A little town that reminds me of the Far West, in the middle of the desert, with is white church, with unpaved dusty streets, thashed-roofed aligned houses and a flowery cemetary…  Farina and I didn’t feel so good then so we only rested for a while, got better, still took time to visit the Moon Valley (another UNESCO beauty) and planned the rest of our trip in Argentina with Diane & Lukas before they left by bus.

We also made a few back and forth trips between the 2 countries.  Argentina got a lot of us.  Then, Farina and I finally split up in El Calafate and I entered the chilean side of Patagonia, knowing absolutely nothing of what I would discover there.  Seated as comfy as can be in the bus next to Natalie (Switzerland), I stare wide-eyed as we arrived at the border crossing under a few inches of falling snow when it had been a few-hour-ride under a bright sunny sky.  The line outside of the post was not to make us want to get off the bus…  And I wondered what the hell I was coming here for…  We arrived in Puerto Natales in the wet and cold.  Small town at the end of the world, on the shore of Last Hope Sound.  Threshold to a 5 to 8-day-trek in Torres del Paine National Park.  As I would learn a few hours later.

Indeed, I came here on a hint, only because of my friend’s advice but without having read any stories of what can be done there or seen a map.  I trusted the family who was supposed to host me through couchsurfing to give me their piece of advice on the matter but I couldn’t find them at home, neither after I called them a few times and them telling me they were there, so I guess I didn’t have the correct address…  I took refuge in a hostel because, by then, I was drenched to the bones – the rain was now melted snow – and my backpack in no better shape.  That’s how I arrived at erratic rock : carpet on the floor, baking cookies smell out from the kitchen, a warm and cozy atmosphere just like its owner Bill, backpacker, expatriate, hippie-like, cool bearded-man who opens his house to me as if we’d known each other for years.

I soon learn tha, yes, Torres del Paine Nat. Park is the main attraction for which tourists usually come, but earlier in the season, not at the end of May when all refuges in the park are closed and where, if you’re not a hard-core snow-camper, you won’t really want to set a foot unless hoping on and off an van on a day-tour.  Natalie has first settled in another hostel and met other travelers with whom she’s share a rental car to go there.  I’ll meet her, Nina (Switzerland) and Sam & Nat (a Spanish-Belgian couple) on the way, after a quick stop in Milodon Cave, where remnants of a prehistoric sleuth were found a few years back.  And then, we admire the famous Towers from Laguna Amarga, hike to Salto Grande and wander a bit in front of Lake and Glacier Grey.  Magical, mystical views in the blue ice.

Although I was late on the schedule I had planned, I decided to stay at erratic rock a bit longer.  With the other 4, I climb up Dorotea Mirador to enjoy the view of Puerto Natales from above, bake chocolate cakes for the few hosts at the hostel and meet Carla (Chile), the owner of the travel agency at the corner of the street, with whom I make plans for the next days.  Together we went to Punta Arenas and kayaked the Straight of Magellan to « test » one of her possible new clients.  A day ending with the australis dolphins.

Because I go back to Argentina for a few days, I’ll only have 3 left in Santiago de Chile, to meet up with Miguel, I had first met in Guatemala a few months earlier, when I had originally planned to spend 3 weeks in this long country.  In total, I’d have spent there only 10 days.  The last ones in the capital, visiting Pablo Neruda’s house, the poet, the different points of view in town, the main square and a few old buildings before sharing a typical chilean dish with Miguel.

And thus quickly arrived the moment when, in spite of my heart’s cries to walk slower and stay in Latin America, I happened to be a few hours away from my next flight, once that would take me to a whole together new continent, a new country and new adventures : Australia.

Chile remains as unachived; bitter tears roll down my cheeks when I take my seat in that plane and fly towards another unknown, whereas I wanted to stay and continue discovering this immensely beautiful latin culture.  I’ll come back.

[Español]

 – Él que no tenía suficiente tiempo –

Vine a Chile por primera vez cuando llegamos a San Pedro de Atacama despuès de nuestra excursión en el altiplano boliviano.  Un pueblo que me hacer pensar en una ciudad del Oeste Americano, en el medio del desierto, un pueblo de casas bajas alineadas, con calles de polvo, una iglesia blanca y un cementario florido…  Pero como Farina y yo no nos sentimos bien, aprovechamos de esos días para recuperarnos, irnos de camino en la Vallee de la Luna (otra belleza del UNESCO) y planificar nuestras etapas en Argentina con Diane & Lukas antes que se subieron a otro bus.

También nosotras cruzamos un par de veces entre los 2 paises fronterizos.  En Argentina, nos detengamos un poco más de tiempo.  Luego, Farina y yo nos separamos en El Calafate y me fui yo hasta Patagonia chilena, sin tener ninguna idea de lo que iba a hacer allá.  Sentada en el bus al lado de Natalie (Suiza), hablamos de nuestros viajes antes de quedarnos bocas abiertas al puesto de frontera porque ¡estaba cayendo la nieve!  La cola a fuera de la casita no nos dió ganas de salir del bus…  Y me preguntaba qué diablos estaba haciendo allá cuando había tanto sol atrás.  Llegamos a Puerto Natales en el frío y la lluvia.  Es una pequeña ciudad al fin del mundo, al lado del Seno de Última Esperanza.  También puerto de salida para una caminata de 5 a 8 días en el Parque Nacional de las Torres del Paine.  De lo que supe unas horas más tarde.

En efecto, de nuevo y otra vez, como siempre durante el viaje, llege ahí siguiendo los consejos de mi amiga Laure y ni siquiera había leido la historia de la región o visto un mapa.  Confiaba en la familia de couchsurfing con quien debía alojarme para decirme qué valía la pena que hacer en la ciudad y alrededor.  Desafortunadamente, no la encontré en su casa ni a pesar de la llamadas y las vueltas pude ni verla y como se mojaba aún más la mochila y que ya estaba yo completamente empapada, me dirigí hacia un hostal y asi entré en erratic rock : alfombra en el suelo, el olor de galletas cocinando en la cocina, un ambiante caluroso y amabale como el dueño, Bill, expatriado, un aire de mochilero, hippy y bien padre, me dió la bienvenida como si fuera vieja amiga.  ¡Que no se pierden este lugar si estan en la ciudad, no hay mejor para prepararse o volver a descansar de la caminata!

Pronto me dí cuenta que si, el parque nacional de Torres del Paine es la atracción principal del lugar pero que ahora los refugios estan cerrados porque ya es bien tarde en la temporada (fin de Mayo) y que si no le gusta acampar en la nieve, no hay otra opción que un tour de un día en el parque para verlo.  Natalie se quedaba en otro hostal pero cambió y me dijo que se iba al parque con un grupo de personas que alquilaron un auto.  Pero no quedaba lugar para mi.  Asi que les encontré en camino despuès de una parada en la Cueva del Milodón, peresoso prehistórico cuyos huesos fueron descubierto allá durante el siglo anterior.  Sam & Nat (pareja de Bélgica y España), Nina (Suiza), Natalie y yo descubrimos las torres desde la Laguna Amarga, la catarata del Salto Grande y los fabulosos Glaciar y Lago Grey.  Puntos de vista irreales, mágicos y azules…  El hielo como maravilloso debajo de un ciel azul.

Aunque estaba atrasada en cuento a mis planes originales, decidí quedarme un poco más en erratic rock : aprovechando del tiempo allá para subir con mis nuevos amigos hasta el Mirador Dorotea para tener una vista sobre Puerto Natales desde arriba, cocinar pasteles de chocolate para todos los huespedes del hostal y encontrar a Carla (Chile), dueña de la agencia de viajes a la esquina, con quien pasé los días siguientes.  Fuimos a Punta Arenas para hacer kayak en el Estrecho de Magallanes, para probar una nueva actividad que iba a vender.  ¡Una excursión que termina con los delfines australis!

Porque volví a pasar unos días en Argentina, no me quedó mucho tiempo para disfrutar de Santiago de Chile.  Les pasé en casa de mi amigo Miguel, encontrado unos meses antes en Guatemala; pensaba tener 3 semanas para disfrutarlo y solo tuve 10 días.  Asi que, una vez en la capital, solo visité la casa de Pablo Neruda, el poeta, (¡una locura que me gustó mucho!), subi los cerros adentro de la ciudad para los puntos de vista, la Plaza de Armas y compartí una cena típica con Miguel.

Es asi, cuando desde ya un poco de tiempo que me decía mi corazón de caminar con menos prisa, de disfrutar más de Latino America porque me gustaba tanto, que me encontré justo a unas horas de la salida del avión que me llevará a la parada siguiente, un continente nuevo, otro país y diferentes aventuras : Australia.

Me pareció que no había dado a Chile su chance de sorprenderme cuando me senté en este avión; lagrimas amargas corren sobre mis mejillas mientras vuelo hacia el desconocido, cuando me estaba acostumbrando a una cultura, unos paises, un continente.  Volveré.

Parlons-en!

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