How I Became Bipolar in Cuba

Trinidad, Cuba(voyez plus bas pour la version française – vean al pie de página para la versión en español)

There’s something about Cuba that goes straight to your heart.  As soon as you set foot outside of the airport and catch your first glimpse of the famous old cars; as soon as you are hit by the heat wave that will surround you at all time; as soon as you drink your first Mojito.  It is plainly, inexplicably, impossible not to fall in love with Cuba.

There’s something about Cuba that also gets straight on your nerves.  As soon as you’re asked to pay twice (or thrice!) as much for the same service.  As soon as you realize you have to take the « foreigner » bus and won’t be able to travel as the locals do.  As soon as you see the truth behind someone’s smile…  It is plainly, inexplicably, impossible not to rant about Cuba.

By the end of our 10-day vacation, we felt ripped of, lied to, manipulated and taken advantage of.  All the fabulous sides Cuba might have are tainted with the obvious proficiency with which the Cuban people try and get as much money as possible from the tourists.  Although it might not be done out of meanness or spite, it is done with such efficiency, we’re still mad about it.  Being from Mexico, speaking Spanish, not showing off and not having a lot of money anyway, didn’t help much; there will always be that preconcinved idea that anyone who can travel is rich – which is typically false, since you don’t need that much money to travel.  We believe this and the 2-currency situation are to blame.  I couldn’t stand the fact that a family of 4 getting out of a local state-owned not-so-fancy restaurant after a regular meal and a bottle of water paid 67 CUP (∼ U$2.5) when we had to pay 7 CUC (∼ U$7) for the same meal.  I couldn’t stand the fact that tourists have to take the « foreigners only » bus company to travel around the country and can’t ride local; it reminded me of Vietnam… and I still don’t understand why it is like that (despite the obvious price difference, of course).  I couldn’t stand the fact that people can be so nice, smiling, helpful, curious and lovely…  only to get a commission, get invited for a drink/meal, get clothes.  I’d love to do those things out of my own initiative, not because I’ve been forced into it.

Fortunately, those minor inconveniences one must go through on a daily basis are largely compensated by the sheer love one will inevitably feel for the country.  I can assure you, we truly loved our vacation in Cuba!  It was simply amazing!  We’d love to come back and discover more!

We loved the colors, the markets, the old cars driving around town as if without a care in the world (when people actually have so much on their mind), the stunning discoveries, the dilapidated buildings in La Havana Vieja from which music and laughter erupt every so often.  We suddenly were humbled to be part of history upon Castro’s death since we could learn some of the truth about the country’s history and queued with the locals for their last goodbyes.  We loved the people’s fervor and the everyday revolutionary propaganda.  We loved the 13 mile-long beach in Varadero with its turquoise water and in Ancon Peninsula near Trinidad.  We loved the cobblestone streets of Trinidad, that reminded us so much of our dear San Cristóbal de las Casas, Mexico, or feeling the spirit of Che hovering above Santa Clara.  We were stunned by the sheer beauty of Viñales Valley as we were touring in and out of it.  We loved the flavors, we loved the food.  We loved wandering here and there, meeting people in the streets, talking easily with them (although their accent is so impressively strong and hard to comprehend, even Raúl had to ask them to slow down and repeat sometimes!), being lulled into their stories.  We loved the local beers and Mojitos we could get our hands on in spite of the 9-day national mourning which prohibited the sales of alcoholic beverages.  We made do with not being able to party, out of respect.

We loved Cuba, for real.  That’s all I remember today.  I can’t wait to have another opportunity to dive deeper into its secrets…

Do you know Cuba?  Did you feel as strongly about it as we did?

You can read all other posts about Cuba, here.

[Français]

Il y a quelque chose à Cuba qui vous va droit au cœur.  Ça vous prend au moment-même de sortir de l’aéroport et d’apercevoir les premières voitures anciennes; ça vous prend au moment où la vague de chaleur vous frappe pour ne plus vous quitter; ça vous prend à la première gorgée de Mojito.  Il est simplement, immanquablement, impossible de ne pas tomber sous le charme de Cuba.

Il y a quelque chose à Cuba qui va aussi vous mettre sur les nerfs.  Ça vous prend dès que vous réalisez que vous payez deux fois (voire 3!) plus que les autres pour le même service rendu; ça vous prend quand vous vous rendez compte que vous devez prendre le bus « des étrangers » et que vous ne pourrez pas vous déplacez à la manière locale; ça vous prend quand vous voyez la vérité derrière le sourire de quelqu’un…  Il est simplement, immanquablement, impossible de ne pas râler à propos de Cuba.

Au moment de terminer nos 10 jours de vacances à Cuba, on s’est sentis escroqués, manipulés, on nous a menti et on a profité de nous.  Tous les côtés magnifiques que peut avoir Cuba sont souillés par l’incroyable aptitude des Cubains à essayer de défaire les touristes d’autant d’argent que possible.  Même si ce n’est pas fait par méchanceté ou avarice, ça l’est avec une telle efficacité qu’on en est encore un peu en colère.  Venir du Mexique, parler espagnol, ne pas être ostentatoire, ne pas avoir beaucoup d’argent n’a pas aidé davantage, comme on aurait pu le croire; les gens auront toujours cette idée préconçue que ceux qui voyagent sont riches – ce qui est typiquement faux puisqu’il ne faut pas tant d’argent que ça pour voyager.  On pense que cette idée et le système à 2 monnaies sont en cause.  Je n’ai pas supporté qu’au sortir d’un petit restaurant, qui ne payait pas forcément de mine, opéré par le gouvernement, une famille de 4 paye 67 CUP (∼ €2,20) quand on a dû payer 7 CUC (∼ €6,5) pour le même repas.  Je n’ai pas supporté de devoir emprunter la compagnie de bus « pour étrangers uniquement » pour voyager à travers le pays et ne pas pouvoir le faire à la façon locale; ça m’a rappelé le Vietnam…  Et je ne comprends toujours pas pourquoi c’est comme ça (à part pour la différence de prix, bien évidemment).  Je n’ai pas supporté que les gens soient si gentils, ouverts, accueillants, souriants, curieux… seulement pour recevoir une commission, pour qu’on leur offre un verre/un repas ou avoir des vêtements.  J’adorerais pouvoir faire tout ça de ma propre initiative, et non pas parce qu’on m’y a contrainte.

Heureusement, ces petits inconvénients qu’on doit subir tous les jours sont mille fois compensés par l’incroyable attirance qu’on ressent invariablement pour le pays.  Je vous assure, on a adoré nos vacances à Cuba!  C’était simplement fantastique!  On voudrait vraiment revenir pour en voir davantage!

On a adoré les couleurs, les vieilles voitures qui roulent dans toute la ville comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes (alors que les Cubains ont de quoi s’en faire un peu), les découvertes surprenantes, les édifices qui tombent en ruine dans le quartier de La Havana Vieja d’où l’on entend pourtant de la musique et des rires.  On a été touchés d’être là lors d’un moment historique au moment de la mort de Castro puisqu’on a pu en apprendre davantage sur les réalités du pays et partager ses derniers adieux.  On a adoré la ferveur des gens et la propagande révolutionnaire quotidienne.  On a adoré la plage de 20 kms de long à Varadero et son eau turquoise, ou la tranquilité de la plage de la Péninsule d’Ancon près de Trinidad.  On a adoré les rues pavées de Trinidad qui nous a tant rappelé notre chère San Cristóbal de las Casas au Mexique ou de sentir l’esprit du Che au-dessus de Santa Clara.  On est restés bouches bées devant la beauté naturelle de la Vallée de Viñales alors qu’on en faisait plusieurs fois le tour.  On a adoré les saveurs, la nourriture.  On a adoré se promener ici et là, rencontrer les gens dans la rue, leur parler facilement (même si leur accent est si prononcé parfois que Raúl aussi devait leur demander de ralentir pour les comprendre!), enchantés par leurs histoires.  On a adoré les bières locales et les Mojitos sur lesquels on a pu mettre la main, même en plein deuil national où la vente d’alcool était interdite.  On a accepté de ne pas pouvoir faire la fête, par respect.

On a adoré Cuba, franchement.  C’est tout ce dont je me souviens aujourd’hui.  J’ai hâte d’avoir une autre opportunité de pouvoir découvrir davantage ses secrets…

Connaissez-vous Cuba?  Le pays vous a-t-il marqué comme il nous a marqués?

Retrouvez tous les autres articles sur Cuba, ici.

[Español]

Hay algo de Cuba que toca directamente al corazón.  Empieza a la salida del aeropuerto cuando uno ve los carros antiguos; empieza con la primera ola de calor que les sacude y que no les dejará; empieza con el primer trago de Mojito.  Sencillamente, inevitablemente, es imposible de no enamorarse de Cuba.

Hay algo de Cuba que también pone los nervios de punta.  Empieza cuando se dan cuenta de que pagan dos veces (o ¡3!) más que los otros para el mismo servicio; empieza cuando tienen que subirse al bus « para los extranjeros » y que no se puede visitar el país de otra manera; empieza cuando ven la verdad escondida en la sonrisa de alguien…  Sencillamente, inevitablemente, es imposible de no enfadarse con Cuba.

Al terminar nuestra estancia de 10 días en Cuba, nos sentimos estafados, manipulados, nos mintieron, se aprovecharon de nosotros.  Todo lo magnífico de Cuba está manchado por la aptitud increíble de los Cubanos a hacer todo lo que pueden para quitarle lo más dinero al turista.  No lo hacen por maldad o codicia pero son tan eficaz que todavía me siento frustrada.  Ser Méxicano, hablar español, no ser ostentoso, no tener mucho dinero ni siquera ayuda un poco, como uno lo pensaría; la gente siempre tiene esta idea preconcebida de que los que viajan tienen mucho dinero – lo que es típicamente erróneo porque no se necesita tanto dinero para viajar.  Opinamos que esa idea y el sistema de 2 monedas son culpables de aquella situación.  No me pareció que, al salir de un pequeño restaurante humilde y de gobierno, una familia de 4 pagará 67 CUP (∼ $mxn 54) cuando nosotros tuvimos que pagar 7 CUC (∼ $mxn 151) para la misma comida.  No me pareció deber usar la companía de buses « para los extranjeros » para viajar en todo el país y no poder hacerlo como lo hace la gente local; me recordó a Vietnam…  Y todavía no entiendo porque es así (excepto para la diferencia de precio, obviamente).  No me pareció que la gente sea tan amable, abierta, acogedora, sonriente, curiosa…  solamente para recibir una comisión, para que les pagaramos un trago/una cena o que les dieramos ropa.  Me encantaría hacer todo eso porque tome la iniciativa yo, no porque me forzaron la mano.

Afortunadamente, todos esos inconvenientes que uno debe aguantar día a día no son nada en comparación con lo maravilloso que uno siente al descubrir el país.  Les aseguro que ¡nos encantaron nuestras vacaciones en Cuba!  Fue fantástico!  Queremos regresar ya para descubrir más.

Nos encantaron los colores, los automóviles antiguos que pasean en la ciudad como si nada (cuando sí, hay algo de la vida cotidiana para preocuparse), los descubrimientos sorprendientes, los edificios antiguos y rotos de La Havana Vieja de los cuales siempre se escucha música y risas.  Nos sentimos muy humildes de estar ahí cuando se murió Castro porque pudimos aprender un poco más sobre la realidad del país y verlo despedirse del Comandante; nos encantaron el fervor de la gente y la propaganda revolucionaria cotidiana.  Nos encantó la playa de 20 kms de largo de Varadero con el agua turquesa, así como la de la Península de Ancon, cerca de Trinidad.  Nos encantaron las calles adoquinadas de Trinidad, que nos recordó tanto a nuestra querida San Cristóbal de las Casas en México, o de sentir el espíritu del Che alrededor de Santa Clara.  Nos quedamos impresionados por la belleza natural del Valle de Viñales mientras le dimos varias vueltas.  Nos encantaron los sabores, la comida.  Nos encantó pasear por ahí y allá, encontrar a la gente en la calle, hablarle con facilidad (aunque su accento es tan fuerte que ¡también a Raúl le costó entenderlos!), encantados por sus historias.  Nos encantaron las cervezas locales y los Mojitos que pudimos tomar a pesar del duelo nacional que prohibía la venta de alcohol.  Acceptamos de hacer ninguna fiesta, por respeto.

La verdad, nos encantó Cuba.  Es lo único que recuerdo hoy.  Estoy ansiosa de tener otra oportunidad de descubrir más de sus secretos…

¿Han ido a Cuba?  También les marcó como nos marcó a nosotros?

Lean odos los artículos sobre Cuba, acá.

20 commentaires sur “How I Became Bipolar in Cuba

  1. We’re looking forward to Cuba, of course, but we know it’s going to be the more challenging part of our trip. Luckily we get to relax at Holbox before we go, and you guys can give us some tips! Beautiful photos though…wow! 🙂

  2. I struggle with this same thought as well. However, sometimes I think that these price increases (usually for national monuments and parks) are increased for foreigners because if they were to have the same price for everyone, it would mean an inability for nationals to be able to experience it. Could you imagine living down the road from the Taj Mahal (for example) and never being able to go because the prices were too high? I think that sometimes though, it is very difficult to understand..such as increased prices for food as you mentioned. It’s a difficult thing to understand and I don’t know which side is right. I’ll be going to Cuba in August this year, so will have to see how I feel after going.

    1. I struggle with understanding the price difference everywhere but I get what you’re saying (I guess I always saw it the other way around, if the entrance fees are cheap for locals, they also should be for foreigners…) but you’re right, it could be expensive instead…
      I hope you’ll enjoy Cuba as much as we did, because we did love it! Keep in mind the bright sides, always! More fun that way!

      1. Of course! We always try to look past the « bad » of a country to see it’s good…because there’s usually so much!

  3. Je suis contente de lire ton article sur Cuba. Ce pays attire tout autant les louanges comme les foudres, comme tu en parles ici. Le problème de se sentir arnaqué était surtout présent à La Havane pour nous. Dans le reste de l’île où l’on est allé, ce sentiment était moins présents même dans des lieux touristiques comme la Vallée de la Vinales. Après, c’est sur que pour la majorité d’entre eux voyager = être riche. Quand je me suis rendue compte qu’un de nos hôtes ne savait même pas où situer le Canada sur une carte, il y a vraiment un écart inimaginable entre nous, classe moyenne ou moins de pays occidentaux qui arrivons à voyager et ce pays. Mais bon ce n’est pas une raison pour abuser des gens!

    1. Ce qui me fait bizarre, c’est que j’ai plus fortement ressenti cette frustration à Cuba quand cela arrive une fois ou deux dans les autres pays … Comme tout, cela dépend des moments et des gens. Et à Cuba en particulier, la situation est plus compliquée à cerner aux vues de l’histoire du pays et de sa situation économique…
      Je suis quand même « ravie » de voir que je ne suis pas la seule à l’avoir ressenti…

  4. Hi Julie I could have done with another 100 photos of Cuba. Just finished my two part Camino lecture. Easy story to tell.

    1. You would think so but I felt much more frustrated there than anywhere else, for some reason… even though I know we’ve gone through the same ordeal in other countries, in Cuba, I felt it stronger…

        1. Even after thinking it through, I haven’t found the reason for feeling more frustrated in Cuba than in other countries. Maybe I didn’t expect it to be so strong there whereas I knew it would happen elsewhere…
          Maybe because the money problem just kept happening in Cuba, whereas in other countries it happened once in a while and I didn’t feel so used all the time…

          Have you ever felt so strongly about a country in particular? How did you cope?

        2. I had similar feelings when visiting Tonlé Sap in Cambodia. I wrote a post about it in which I described how I felt used as a visitor. Talking with one of the boatmen helped me see it from their perspective. Over dependency on tourism has forced them to see the world differently. The whole experience was incredibly heart-breaking and opened my eyes to how I impact the places I explore.

        3. Weirdly enough, I didn’t feel it so strongly in Cambodia. I’ll read your post about it. But I definitely try to understand their point of view too…

  5. It seems like Cuba’s on everyone’s itinerary right now, the place to be. I haven’t been there, but I enjoyed reading about it in your post with your lovely pics! The feeling of getting ripped off is familiar to me from many destinations, like Argentina for example, with their different air fares for foreigners. Not fun, but what can you do? I so agree with you that it’s unfair to presume someone has lots of extra money just because they travel!!!!

    1. I remember you talking about Argentina’s special air fares (I had forgotten about them) and I also remember not liking having to pay double for National Parks entrance when the locals are not necessarily the ones taking the most care of their own parks… I’m always disappointed by these difernces although I know they are part of the trip.

      As for traveling to Cuba, it had been on our list for a long time and we hadn’t taken the time (it’s right across from Cancun and so easy to fly to from Mexico).
      Now that Castro is dead, people realize they need to visit before it changes… it definitely is worth the trip!

Parlons-en!

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