Bellezas escondidas a la frontera con Guatemala

Yaxchilan ruins, Mexico
Bienvenidos a las ruinas de Yaxchilan, México!

(voyez plus bas pour la version française – scroll down for the english version)

Photo credits : unless stated otherwise, © Julie Klene.

Después de 2 semanas de languidez y de frescura en San Cristóbal de las Casas y 2 días en la costa pacífica, era tiempo para irnos y descubrir otra parte de Chiapas.  Raul y yo subimos de nuevo en un bus, recorrimos otra vez las carreteras sinuosas de las montañas, dormimos para no marearos de tantas curvas y llegamos en Palenque.

Ya había pasado par ahí en 2010 pero muy muy rápidamente : si se acuerdan, llegé una mañana, encontré una agnecia con la cual fui a visitar las ruinas de la ciudad maya de Palenque a unos kilometros afuera de la ciudad del mismo nombre, les descubrí en la neblina que les daba un aire mágico y fantasmático, y luego subí en un bus que hacía el recorrido de noche hacia Mérida.  Les dije : ¡muy muy rápidamente!

Pero, figense que desde Palenque hay otros lugares exóticos que valen la pena de echarles un ojo o dos.  Volver allá no era casualidad : tenía planes.  Al sureste de Chiapas, a la frontera con Guatemala, se encuentran otros 2 ciudades mayas, Yaxchilán y Bonampak.  Compré un boleto a la agencia ($550 MXN todo incluido : traslado, choffer, desayuno, almuerzo, entradas a los 2 parques y la lancha hasta Yaxchilán) para una salida larga al día siguiente.  Dormi como un bebe y ya era lista.

Salida : 6 de la mañana.

La combi de la agencia recoge a los clientes del día en sus hoteles respectivos.

Desayuno : 7h40.

Creí que solo nos iban a dar galletas durante el recorrido, pero me equivoque.  Paramos en un restaurante del cual las dueñas eran indigenas y con un desayuno grande en buffet : huevos revueltos, tortillas, arroz, frijoles, frutas y aguas de frutas, cafe y te.

Yaxchilán : 10h45.

Una vez al fin de la carretera, todavía nos falta tomar una lancha de madera con techo de bambu hasta las ruinas, perdidas en la selva, a 45 minutos de recorrido en el rio Usumacinta, cual marqua la frontera con Guatemala, en este remoto lugar de Chiapas.  Nos proponen varias veces que nos acompañara un guía ($500 para el grupo) pero lo rechazamos y nos vamos en pequeños grupos a ver el sitio, los senderos y las pirámides.

La ciudad conoció fama entre los siglos II y IX.  Se parece que vivió su apogeo en el medio del siglo VIII durante el reino de Itzamnaaj B’alam II.  Esta particularmente famosa por las esculturas grabadas en las entradas de las estructuras.

Primero,voy a la Acrópolis oeste compuesta de 3 edificios con entradas en dónde todavía se pueden ver unas esculturas.  Luego, descubro la Plaza Central también compuesta de varias estructuras altas y esculpidas en las cuales se ven grabados y colores.  Estar en el medio de la selva tan verde me hace pensar en Tikal, Guatemala, pero con escala diferente.  Les tengo que decir que, de nuevo, me sentí bien sorprendida al frente de tantas esplendores espantosas de tanta altura en el medio del bosque.  Creo que también no tuve chance darme cuenta de la presencia de los mosquitos y otros insectos chupa-sangre (¡que no les olvide su repellente en esas zonas!).  Todo el tiempo, se escuchaban los gritos de los zanajuatos.

Después de 2 horas de visita, tenemos que regresar a la lancha.  De vuelta a la entrada al otro lado del rio, almorzamos en el restaurante de una sopa de vegetales y pollo o carne asada (opción vegetariana también se puede escoger).  Y luego, vamos al otro sitio del día.

Bonampak : 15h40.

Bonampak es un sitio mucho más pequeño que él precedente pero con un detale importante para a quienes les gustan las sorpresas.  El sitio fue erigido entre el siglo VI y el IX.  Encontrarán primero un estela de 6m de altura – una de las más altas del mundo maya – en el centro de la Plaza Central y luego ¡frescos con colores tornasolados en los cuartos de la Estructura 1, también conocida como el Templo de los Murales!  Pues, si estan en medio de restauración pero son muy hermosos.  Claro, es prohibido entrar con su mochila, con un gorro en la cabeza, el flash de su cámera debe ser apagado y solamente 3 personas estan autorisadas a entrar en cada cuarto al mismo tiempo.

Desde la cumbre de las escaleras que todavía se pueden subir, tendrán una vista fabulosa sobre el sitio y el bosque alrededor.  Un momento de relajo antes de volver a Palenque – durmiendo durante los 3/4 del recorrido 😉

Vuelta en la ciudad : 19h30.

Me encuentro con Raul (que esta arto de las ruinas y no quizo venir conmigo) y sus amigos del pueblo del Ejido San Miguel, a unos treinta kilometros afuera de Palenque.  Nos alojarán con mucha buena onda en su humilde hogar en dónde, una vez más, la vida de comunidad al lado de la naturaleza se aprende y se vive de manera tan simple y natural.  Ahí me doy cuenta de nuevo, que si rechazaramos a todas esas comodidades que no tanto necesitamos, y si nos concentraramos en la tierra y sus riquezas a cultivar con respeto, el mundo en general se viviera probablemente mucho mejor.

[Français]

Après 2 semaines de langueur et de fraîcheur à San Cristóbal de las Casas et 2 jours sur la côte pacifique, il était temps pour nous de découvrir encore une autre partie du Chiapas.  Raul et moi avons donc repris le bus, parcouru de nouveau les routes sinueuses de montagne, dormi pour ne pas être trop secoués par tous ces virages et sommes finalement arrivés à Palenque.

J’étais déjà passée par là en 2010 mais très très rapidement : si vous vous souvenez, j’étais arrivée un matin, avait trouvé une agence avec laquelle visiter les ruines de la cité maya de Palenque à quelques kilomètres de la ville, les avait découvert sous une bruine fine qui leur donnait un air tout à fait féérique et fantomatique, puis était remontée dans un bus de nuit vers Mérida.  Quand je vous dis très rapide!

Or, il se trouve que Palenque est également le point de départ pour d’autres excursions tout aussi merveilleuses et dépaysantes.  En y revenant, j’avais donc des plans en tête : les cités mayas de Yaxchilán et de Bonampak, encore plus au sud-est de la région, à la frontière avec le Guatemala.  Un billet acheté ($550 MXN ≈ 34€ tout compris : transport, chauffeur, petit-déjeuner, déjeuner, entrées aux 2 parcs, bateau pour Yaxchilán) pour une longue sortie le lendemain matin, une bonne nuit de sommeil et me voilà parée.

Départ : 6h du matin.

Le minivan de l’agence passe prendre les 11 clients du jours dans leurs hôtels respectifs.

Petit-déjeuner : 7h40.

J’ai cru que nous n’aurions droit qu’à quelques gâteaux vite avalés sur le trajet, mais non.  C’est un véritable arrêt, dans un restaurant tenu par de jeunes femmes d’une communauté indigène qui nous ouvre ses portes avec au buffet, œufs brouillés, tortillas, riz, haricots, fruits, jus de fruits, café et thé.

Yaxchilán : 10h45.

Arrivés au bout de la route, il nous faut encore prendre une petite embarcation légère au toit de bambou pendant 45 minutes sur les flots de l’Usumacinta – délimitant la frontière avec le Guatemala – avant d’apercevoir le fameux site, caché au milieu de la jungle luxuriante de ce coin reculé du Chiapas.  On nous propose plusieurs fois le service d’un guide ($500 MXN ≈ 31€, à partager par le groupe) mais nous refusons et partons seuls ou en petits groupes à la découverte des sentiers et des pyramides.

La cité a été construite au 2ème siècle et abandonnée au 9ème.  Son apogée se situe vers la moitié du 8ème siècle sous la régence d’Itzamnaaj B’alam II.  Elle est particulièrement reconnue pour les gravures trouvées et encore visibles dans les entrées des structures.

Je passe d’abord par l’Acropole Ouest composée de 3 bâtiments dans les portes desquelles se lisent encore quelques gravures mayas.  Puis, j’explore la Place Centrale composée de plusieures structures hautes et sculptées, dans lesquelles l’on peut encore une fois apercevoir nombre de gravures et quelques couleurs.  Le fait d’être au milieu de toute cette forêt dense me rappelle Tikal au Guatemala, l’impression de gigantisme en moins.  Je vous avoue avoir été tout simplement scotchée encore une fois par tant de splendeurs et de grandeur au milieu de toute cette végétation.  Je crois n’avoir même pas remarqué la présence des moustiques et autres insectes piqueurs…  (n’oubliez jamais votre anti-moustique dans le coin!)  Et tout le temps, l’écho des cris des singes-hurleurs nous entoure.

Après 2h de visite, nous sommes dans l’obligation de retourner au bateau.  De retour à notre point de départ de l’autre côté de la rivière, nous déjeunons au restaurant d’une soupe de légumes et de poulet ou de bœuf grillé (option végétarienne également possible) avant de reprendre la route vers le second site du jour.

Bonampak : 15h40.

Bonampak est un site beaucoup plus petit que le précédent mais avec un détail de taille pour les plus curieux et avides de surprises.  Le site a été construit entre le 6ème et le 9ème siècle.  En plus de la stèle de 6m de haut – une des plus grandes du monde maya – érigée au milieu de la Place Centrale, vous découvrirez dans les 3 chambres de la Structure 1, aussi connu sous le nom de Temple des Fresques, des fresques aux couleurs chatoyantes!  Certes, elles sont en pleine restauration mais c’est un vrai régal pour les yeux.  Ces peintures représentent et relatent en fait l’histoire d’une seule bataille et la victoire qui s’ensuivit.  Il est bien sûr interdit d’entrer là avec son sac à dos ou son chapeau sur la tête, le flash de votre appareil photo doit être arrêté et seules 3 personnes à la fois sont autorisées dans chaque chambre.

Du haut des marches qu’il est encore possible de grimper, vous aurez une vue imprenable sur le site et la forêt environnante.  Un moment de détente avant de rentrer vers Palenque – en faisant une bonne sieste dans la voiture pendant les 3/4 du trajet!  😉

Retour : 19h30.

Il est bien temps de retrouver Raul (il n’a pas eu envie de voir « encore » des ruines mayas…) et ses amis d’El Ejido San Miguel, petit village à une trentaine de kilomètres de Palenque, qui ont l’extrême amabilité de nous accueillir dans leur humble demeure où, une fois encore, la vie en communauté au plus près de la nature se réapprend le plus simplement du monde.  Et c’est là que je me rends compte, encore une fois, que si l’on renonçait vraiment à tout ce confort qui ne sert finalement pas à grand chose, qu’on se reconcentrait sur la terre et ses richesses nutritives à cultiver avec respect, le monde ne s’en porterait que mieux.

[English]

After our 2 languid and fresh weeks in San Cristóbal de las Casas and 2 days on the Pacific coast, it was time for Raul and I to go and see yet another part of this beautiful region of Chiapas.  So, we took a bus back on the curvy roads of the mountains, slept as much as possible so we wouldn’t be sick and finally set foot in Palenque.

I had already come here for a very very brief period of time in 2010.  If you remember, I arrived in the morning, booked a ticket to go and visit the ruins of the mayan city called Palenque too, a few miles out of town, saw them in the mist which gave them an eerie, ghostly feeling and hopped on a night bus towards Mérida that same evening.  Told you, very very brief time there!

But, Palenque is also the starting point of many other excursions in the middle of the jungle, mysterious and incredible.  Coming back was no mere coincidence : I had plans.  Yaxchilán and Bonampak, 2 mayan cities at the border with Guatemala, in the south-east of this huge region.  I bought a ticket ($550 MXN ≈ U$42, all inclusive : transportation, driver, breakfast, lunch, 2 park entrances and boat ride to Yaxchilán) for the following day outing, got a good night sleep and got ready to go.

Start : 6 a.m.

The agency minivan comes and picks up clients at their respective hotels.

Breakfast : 7:40 a.m.

I actually didn’t think we’d have more than a few crackers on the way, in the car, but I was proved wrong.  We stopped in a restaurant owned and managed by indigenous women providing us with a buffet breakfast of scambled eggs, rice, beans, tortillas, fruits, fruit juices, coffee and tea.

Yaxchilán : 10:45 a.m.

At the end of the road, we still have to get on a small wooden boat with bamboo roof for a 45-minute ride on Usumacinta river – the very border with Guatemala – before arriving on the site, hidden in the middle of the greenery of the jungle in this remote part of Chiapas.  A guide proposes his services for $500 MXN (≈ U$38) for the group but we gently declined his offer and went on our own to wander the trails and see the pyramids.

The city was built and lived in between A.D 2nd and 9th century.  It seems to have seen its best moment around mid-8th century when Itzamnaaj B’alam II was king.  It is particularly famous for the engravings and sculptures found at the entrances of the structures.

I first went to the Western Acropolis and found 3 structures which entrances still had the graving and colors I just talked about.  In the Main Plaza again are seen engraved and sculpted stelas, some of them with a few colors remaining.  Being in the middle of the lush greenery reminds me of Tikal, Guatemala, but on a much smaller scale.  I’ll be honest and tell you that, once again, I found myself submerged by the beauty of the place, the constructions in the middle of the forest.  I didn’t even realize mosquitos and all other sorts of blood-sucking insects were biting us…  (never forget your mosquito repellent when you’re there!).  All the time, the echo of howler-monkeys’ screams surrounded us.

After a 2-hour visit, we went back to the boat.  Where our driver had left us, we lunched barbecued chicken or beef (vegetarian option is also available) before driving to the second site of the day.

Bonampak : 3:40 p.m.

Bonampak is much smaller than the previous site but with quite a surprising detail for those who might wonder why visit this one.  It was built between the 6th and 9th centuries.  First, you’ll see the 19 ft.-tall stela – one of the tallest in the mayan world – in the middle of the Main Plaza and, in the Structure 1, also called the Temple of the Murals, you’ll discover a series of very bright and colorful paintings!  All right, they’re right in the middle of being restaured but it’s still an amazing sight.  The scene represents one single battle and its victorious outcome.  It is, of course, strictly forbidden to enter the chambers with your backpack or hat on your head, flash of your camera must be turned off and only 3 persons at a time are allowed in each chamber.

From the top of the stairs you’re still able to climb, you’ll have another breath-taking view of the place and the forest around.  A moment of calm and respite before getting back to town.  I’ll bet you’ll sleep at leat 3/4 of the way back, just like I did!

Finish : 7:30 p.m.

It’s time to meet up with Raul (who didn’t come with me because he’s seen « enough » of those mayan ruins!) and his friends from El Ejido San Miguel, a small village some 18 miles out of Palenque, who welcome us in their humble home to stay with us and where, once again, life in a community centered around nature is the simplest principle to follow.  There, I realize one more time that if we gave up on too much comfort we don’t really need anyway and focused back on the land, its richness to be cultivated with respect, the world would be much better off. 

2 commentaires sur “Bellezas escondidas a la frontera con Guatemala

  1. Que bueno que te gusto Jul, y sobre todo que te diste cuenta de las cosas mas simples, son las que tienen mas valor… 🙂

    1. Claro que me di cuenta… hace tiempo… pero siempre hay una nueva persona para recordartelas… y compartir todo eso contigo era lo mas maravilloso para mi. Gracias, gracias, gracias para estar a mi lado.

Parlons-en!

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