Feat. « Why I won’t be boycotting travel to Myanmar » – by Notes of Nomads

Shwedagon Pagoda, Yangon, Myanmar (@Notes of Nomads)
Shwedagon Pagoda, Yangon, Myanmar (@Notes of Nomads)

(voyez plus bas pour la version française – ven al pie de página para la versión en español)

Mid-September, while fights were raging in Myanmar, the world discovered the events through the media who, once more, didn’t reveal the whole story.  Very quickly, the international scene began to feel outraged and the word « boycott » was once more pronounced as a way to show our indignation at what was happening.

Now, as part of the majority, I didn’t really know what was going on in Myanmar, had never set foot there and didn’t know what to make of it all.  So, when Jessica and Hai at Notes of Nomads, who had just recently gone to Myanmar on a 2-week journey, wrote their article on « Why (they) won’t be boycotting travel to Myanmar, » I was so very interested by their thoughtful, tactful insight that I had to share it with you.

Read the full article here.

And be sure to travel to Myanmar or other « sensitive » countries in order to preserve what’s important: the people.

What’s your opinion on the subject?

P.S.: a huge thank you to Jessica & Hai for sharing their pictures with me to illustrate this post. 😉

Ngahtatgyi Temple Seated Buddha, Yangon, Myanmar (@Notes of Nomads)
Slow Train from Thazi, Myanmar (@Notes of Nomads)
City Circular Train, Yangon, Myanmar (@Notes of Nomads)
Bagan, Myanmar (@Notes of Nomads)

[Français]

A la mi-septembre, alors que des combats faisaient rage au Myanmar (Birmanie), le monde découvrait les évènements à travers les médias qui, comme d’habitude, ne révèlent qu’une partie de la situation.  Assez rapidement, la communauté internationale s’est sentie obligée de réagir et le mot « boycott » a été prononcé comme un moyen de montrer notre indignation.

Comme beaucoup d’autres, je ne savais pas vraiment ce qui se passait au Myanmar, n’y avais jamais mis les pieds et ne savais pas quoi faire de toute cette information.  Alors, quand Jessica & Hai de Notes of Nomads, qui revenaient justement d’un récent voyage de 2 semaines au Myanmar, ont écrit leur article « Pourquoi (nous) ne participerons pas au boycott sur le Myanmar, » j’ai été très intéressée par la façon réfléchie et pleine de tact dont ils ont fait preuve pour en discuter et je souhaitais le partager avec vous.  Je leur ai donc proposé d’en faire une traduction ici.

Sinon, vous pouvez lire l’article en anglais ici.

Et un grand merci à Jessica & Hai pour m’avoir prêté quelques unes de leurs superbes photos pour illustrer cet article! 😉

« Le Myanmar se retrouve sur les devants de la scène internationale depuis quelques semaines, mais ce n’est pas pour les magnifiques paysages parsemés de stupas à Bagan ou les eaux tranquilles du Lac Inle.  C’est le cas à cause des persécutions religieuses et ethniques à l’encontre de la communauté musulmane des Rohingya dans l’état de Rakhine perpétrées par l’armée birmane et la milice ainsi que la réponse, ou plutôt l’absence de réponse, de la part du gouvernement birman.

Depuis des siècles, la communauté musulmane des Rohingya vit dans l’état de Rakhine, aujourd’hui partie de la Birmanie moderne. Sous le régime britannique (1824 – 1948), l’immigration des Rohingya connut une forte recrudescence, des paysans arrivant dans l’état de Rakhine depuis l’Inde et le Bengladesh actuels. Les conditions de vie des Rohingya, habitant principalement l’ouest de l’état, sont parmi les plus pauvres du monde.

Depuis l’indépendance, la situation des Rohingya est allée de mal en pis, à commencer par un accès limité à des papiers d’identité en allant jusqu’à des lois qui les a littéralement rendu apatrides. L’armée Birmane et la milice suprémaciste bouddhiste cherchent depuis longtemps à annihiler les Rohingya du pays et perpètrent des violences systématiques proches des crimes de guerre et d’épuration ethnique dont le but n’est autre que le génocide pur et simple.

Il semblerait qu’environ 1 million de Rohingya vivent actuellement en Birmanie, et qu’un autre million ait fuit vers les pays voisins depuis les années 70. La dernière vague d’intense violence a commencé le 25 août 2017, quand des militants Rohingya appartenant au groupe Arakan Rohingya Salvation Army (Arsa) ont attaqué des postes de police en Birmanie du nord, faisant 12 morts. En guise de représailles, l’armée Birmane, soutenue par la milice bouddhiste, a lancé une « opération nettoyage » lors de laquelle des villages entiers furent réduits en cendre et des milliers de civils ont été violés et massacrés – hommes, femmes et enfants, sans aucune distinction. En 3 semaines seulement, plus de 300.000 Rohingya ont aujourd’hui fuit la Birmanie.

Il s’agit là d’une crise humanitaire comparable à celle des massacres de Srebrenica en Bosnie et je ne peux exprimer ici qu’une condamnation complète et sans détour de ces crimes de guerre, ainsi que ma plus grande déception face à la réponse de Aung San Suu Kyi et de son gouvernement. Cependant, contrairement à ceux qui ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour exprimer leur volonté de ne jamais (re)mettre les pieds dans le pays, je ne me joindrai pas au mouvement du boycott touristique sur la Birmanie. Laissez-moi vous dire pourquoi.

LA VIOLENCE DONT SOUFFRE L’ÉTAT DE RAKHINE NE DATE PAS D’HIER

Alors que la plupart du monde apprend seulement maintenant les persécutions dont souffrent les Rohingya musulmans dans l’état de Rakhine, cette situation perdure depuis déjà des décennies. Il est bien sûr impératif qu’elle cesse catégoriquement et sans délai. Mais, pensez-vous vraiment que la meilleure solution soit de boycotter la nation?

La Birmanie ne s’est vraiment ouverte au tourisme que depuis quelques années; l’absence de touristes et des revenus en dérivant n’ont jamais arrêté le massacre de gens innocents auparavant. Malheureusement, cela ne sera pas davantage le cas aujourd’hui.

IL N’Y AURA DE CHANGEMENT QUE SI NOUS PRENONS PARTIE

Même si un boycott touristique ne peut pas réellement affecter la violence militaire, je sais que beaucoup d’entre vous veulent montrer leur désaccord d’un point de vue moral. Je vous comprends complètement, je vous assure. Néanmoins, alors que je trouve que cette solution peut s’appliquer à un certain nombre d’autres causes, je ne crois pas que nous détourner entièrement d’un pays puisse avoir l’effet escompté.

Tout d’abord, revoyons comment nous avons découvert la situation actuelle et les autres événements ayant lieu en Birmanie. C’est grâce à un accès toujours plus grand aux médias et des gens comme vous et moi sur place qui partagent ce qu’ils ont vu et entendu. Couper ce flot d’informations ne rendra pas le gouvernement ni l’armée plus responsables de leurs actions; cela leur servira simplement à poursuivre leurs terribles exactions à l’abri des regards. Il est important de maintenir l’attention internationale sur la situation et nous ne pouvons le faire qu’à travers le dialogue.

QUI PROFITERAIT DU BOYCOTT ?

Ce ne serait certainement pas les centaines de milliers de personnes dépendant du tourisme pour leur survie quotidienne – les guest-houses et restaurants tenus en familles, les guides et agences de voyages locaux. Même si le gouvernement birman profite du tourisme, il ne serait pas le plus handicapé par un boycott; la population du pays sera celle qui en souffrira vraiment.

En cas de nouvelle isolation de la Birmanie, que ce soit à cause de l’armée annihilant les efforts de démocratie et réinstallant la loi martiale ou parce que le monde choisit de boycotter le tourisme dans le pays, nous perdrions là une opportunité de créer le changement dans le pays. Nous priverions les citoyens vivant en Birmanie de pouvoir échanger avec le monde, de se faire entendre et d’en apprendre davantage sur des thèmes importants, comme les droits de l’homme.

LA POPULATION BIRMANE AUSSI SOUHAITE LE CHANGEMENT

Lors de notre voyage en Birmanie en mai dernier, nous avons beaucoup échangé avec les locaux; ceux-ci nourrissent de grands espoirs pour le futur. Ils savent bien que la Birmanie doit faire face à de nombreux problèmes et que rien n’a disparu en novembre 2015 lors de l’élection du premier gouvernement civil en 50 ans. Cependant, ils vivent déjà énormément de l’espoir de changement et sentent que leur vie s’améliore avec cette ouverture sur le monde.

Priver le pays de ses touristes n’aurait pas seulement des répercussions économiques; cela signifierait que nous abandonnons la Birmanie et son peuple à leur propre sort. Au vu de l’état actuel des politiques mondiales, pouvons-nous vraiment affirmer que les actions de nos gouvernements représentent fidèlement ce que souhaite le peuple ?

LA DISGRACE DE AUNG SAN SUU KYI

Les atrocités ayant lieu dans l’état de Rakhine ne sont pas la seule information importante qui nous parvient de Birmanie; la réaction du gouvernement en réponse aux violences militaires en est une autre. Le manque de condamnation des actions militaires dans l’état de Rakhine, le blâme porté aux ‘terroristes’ Rohingya par Aung San Suu Kyi, Conseillère d’État, Ministre des Affaires Étrangères et figure de proue nationale, a provoqué un tollé général et des appels à la révocation de son Prix Nobel de la Paix. Ceux qui se sont battus si fort et si longtemps pour sa remise en liberté depuis sa maison d’arrêt ressentent son silence comme une gifle en pleine figure et un revirement complet de son attitude face aux droits de l’homme sur laquelle elle avait bâti sa défense. Tout cela me fait craindre le pire pour le futur du pays.

La paix en Birmanie est fragile et même si Aung San Suu Kyi n’avait pas de pouvoir absolu, il me semblait qu’elle représentait une raison de cohésion sociale. Au sein d’un pays en pleine tension ethnique, elle était ce sur quoi la plupart des gens s’accordait. Lors de notre voyage à travers la Birmanie, nous avons croisé beaucoup de locaux ravis de parler librement de politique et touchés de voir que nous avions entendu parler de « La Lady. » La simple mention de son nom suffisait à infuser un fort sentiment de fierté. N’était-elle pas censée être différente ?

Il est évident que nous n’avons aucune idée de ce qui se passe loin de projecteurs ni quel genre de menaces ont pu être faites à son encontre. Au lieu d’être un leader élu démocratiquement, Aung San Suu Kyi est plutôt devenue une marionnette du régime militaire que son parti aurait supposément évincé du pouvoir et il semble plus que probable que quelqu’un d’autre tire les ficelles. Pourtant, l’absence de la plus petite condamnation de sa part est particulièrement mal perçue par ceux qui avaient placé tant d’espoirs en elle et qui avaient choisi de voir en elle la boussole morale dont les leaders birmans manquaient cruellement.

Alors que le peuple ne porte plus Ang San Suu Kyi dans son cœur, que va-t-il advenir de ce pays qui se retrouve sur le devant de la scène internationale après des décennies d’isolation et dans un état de fragilité politique important ?

J’ai pourtant lu des rapports – et j’aimerais beaucoup avoir l’opinion du peuple birman à ce sujet – démontrant que les persécutions envers les Rohingya sont, en fait, un sujet de ralliement pour la nation. Il semblerait donc que la majorité de la communauté ethnique birmane soit largement en faveur des actions militaires engagées à l’encontre des Rohingya et de la réponse de Ang San Suu Kyi. Si c’est véritablement le cas, alors le fait de maintenir le contact avec le peuple birman n’a jamais été aussi vital.

COMMENT CELA RISQUE DE FINIR

Ce que beaucoup de touristes ignorent c’est que la communauté des Rohingya n’est pas la seule souffrant de persécutions de la part de l’armée birmane. De nombreux conflits civils ont lieu dans différentes régions et certains cessez-le-feu ne tiennent qu’à un fil. La crise affectant les Rohingya nécessite une action urgente et si nous nous battons réellement pour les droits de l’homme, ceux-là même pour lesquels nous crions si fort et que nous souhaitons obtenir pour les Rohingya, nous devons également les désirer pour toutes les communautés birmanes. Dire « Que la Birmanie aille se faire voir! » à cause de l’armée, de la milice bouddhiste et des actions du gouvernement signifierait renvoyer le pays à l’époque de la dictature militaire pure et dure et dans une phase de conflits ethnique et religieux qui le ferait reculer de plusieurs décennies.

Bien que je pense que le boycott touristique de toute une nation ne soit pas la solution, je crois vraiment que nous pouvons utiliser notre budget de vacances plus stratégiquement, de manière à ne pas menacer les ressources de centaines de milliers de personnes et éviter de couper de nouveau la Birmanie du reste du monde. Nos séjours et nos dépenses en Birmanie devraient donc se focaliser sur des entreprises locales – sur lesquelles le gouvernement n’a pas emprise –, poursuivre le dialogue avec le peuple birman, envoyer un message clair à ceux qui prônent la violence que le monde entier les regarde et montrer à ceux qui se battent contre cette violence que nous nous battons à leurs côtés.

QUELLE EST VOTRE OPINION SUR LA CRISE DES ROHINGYA ET SUR L’IDÉE DE BOYCOTT TOURISTIQUE ?

Pour ceux intéressés par d’autres lectures sur le sujet des boycotts touristiques, je vous recommande l’article (en anglais) de Word Nomads, Controversial Destinations: To Boycott or Not?

Je suis ravie d’ouvrir la discussion dans les commentaires, mais je vous prie de rester respectueux les uns des autres. Tout commentaire jugé comme allant à l’encontre de l’espace de communauté constructif créé ici sera effacé. »

Êtiez-vous au courant de la situation en Birmanie? Que pensez-vous de tout cela?

[Español]

A mediados de septiembre, mientras combates se desencadenaban en Birmania, el mundo descubría los eventos a través los medios de comunicación que, como siempre, sólo muestran una parte de la realidad.  Bastante rapidámente, la comunidad internacional se sintió obligada a reaccionar y se escuchó la palabra de « boicot » como manera de mostrar nuestra indignación.

Como muchos, no estaba al tanto de lo que pasaba en Birmania, nunca había visitado el país y no supe qué hacer de toda esa información.  Así que, cuando Jessica & Hai de Notes of Nomads, que justo regresaban de un viaje de 2 semanas en Birmania, escribieron su artículo « Porqué no (vamos) a seguir el boicot turístico sobre Birmania, » me conmovió la manera delicada y prudente que demostraron en este tema y quise compartirlo con Uds.  Les propusé hacer una traducción de su artículo, que ahora pueden leer acá.

Sino, también pueden leer el artículo directamente en inglés, acá.

¡Y muchas gracias a Jessica & Hai por prestarme algunas hermosas fotos suyas para ilustrar este artículo! 😉

« Se escuchó mucho de Birmania en las noticias internacionales esas últimas semanas y no fue por los paisajes gloriosos de Bagan con sus stupas o las aguas tranquilas del Lago Inle. Lo fue por las persecuciones religiosas y étnicas que sufre la comunidad musulmana de los Rohingya del estado de Rakhine por el ejercito birmano, los grupos de milicia y la respuesta, o sea la ausencia de respuesta, del gobierno sobre el tema.

Desde hace siglos, los Rohingya son una minoría musulmana que vive en el estado de Rakhine, parte de la Birmania actual. Durante el dominio de los Ingleses (1824 – 1948), hubo un recrudecimiento de inmigración de los Rohingya, campesinos llegando al estado de Rakhine desde lo que es hoy India y Bengladesh. Las condiciones de vida de los Rohingya, que se concentran principalmente en el oeste del estado de Rakhine, son de las más pobres del mundo.

Desde la independencia, la situación de los Rohingya ha cambiado de mal en peor, empezando con un acceso limitado a cédulas de identificación hasta leyes que los dejaron simplemente ápatridas. El ejercito birmano y la milicia supremacista budista buscan desde mucho tiempo como erradicar a los Rohingya de Birmania y ejercen una violencia sistemática muy similar a los crimenes de guerra y de limpieza étnica con el objetivo de un genocidio puro y completo.

Se estiman a 1 million de Rohingya los que viven en Birmania y otro million que han huido a los paises vecinos desde los años 1970. La última ola de violencia intensa empezó el 25 de agosto 2017, cuando militantes Rohingya del grupo Arakan Rohingya Salvation Army (Arsa) atacó puestos de policía en el norte del estado de Rakhine, dejando a 12 muertos. En represalia, el ejercito birmano, apoyado por la milicia budista, lanzaron una « operación limpieza » que redujeron pueblos a cenizas y violaron y masacraron a más de miles de civiles – hombres, mujeres y niños sin distinción. Mas de 300,000 Rohingya huyeron de Birmania en tan solo de esas 3 últimas semanas.

Se trata de una crisis humanitaria que se puede acercar a la del masacre de Srebrenica en Bosnia y no puedo condenar suficiente y completamente esos crimenes de guerra así como mi decepción frente a la respuesta de Aung San Suu Kyi y su gobierno. Sin embargo, al contrario de muchos que han tomado las redes sociales para manifestar su deseo de nunca (volver a) pisar el suelo del país, no voy a unirme al boicot turístico sobre Birmania. Les digo aqui por qué.

LA VIOLENCIA QUE ESTÁ PASANDO EN EL ESTADO DE RAKHINE NO ES NUEVA

A pesar de que la mayoría del mundo escucha solamente ahora de las persecuciones sobre los Rohingya musulmanes en el estado de Rakhine, es una situación que está pasando desde hace decenas de años. Por supuesto, se debe de acabar ahora mismo y sin pensarlo. Pero, dejenme preguntarles si ¿piensan verdaderamente que el boicot turístico del país sea la mejor solución?

Hace a penas unos años que Birmania se abrió al turismo; la ausencia de turistas y de su dinero nunca impidió el masacre de gente inocente antes y, por desgracia, no lo va a impedir hoy tampoco.

EL CAMBIO SOLO VIENE SI DECIMOS LO QUE PENSAMOS

Mientras el boicot turístico no puede hacer mucho en la realidad para prevenir la violencia militar, sé que muchos de Uds. quieren demostrar su desacuerdo moral. Les entiendo completamente, les aseguro. Pero, a pesar de que lo haga para varias causas similares, no creo que alejarnos completamente del país pueda tener el efecto que desean.

Primero, tenemos que pensar en cómo nos dimos cuenta del problema y otros que están pasando ahora en Birmania. Es gracias a un acceso siempre más importante a los medias y a la gente como Uds. y nosotros in situ que comparten lo que ven y escuchan. Cortar el flujo de información no hará que el gobierno y el ejercito sean más responsables de sus acciones; solamente les servirá para seguir con sus abusos horribles sin que nadie se entierre. Debemos conservar la atención internacional sobre la situación y solamente lo podemos hacer manteniendo el diálogo.

¿A QUIÉN BENEFICIA EL BOICOT?

Por cierto, no será los centenares de miles de personas a través del país que dependen del turismo para vivir – las guesthouses y los restaurantes que manejan familias, los guías y agencias de viaje locales. Por lo tanto que aproveche del turismo el gobierno de Brimania, un boicot no le va a discapacitar para nada; al pueblo, sí.

Si Birmania regresa a sus días de aislamiento, que sea porque el ejercito reprime la casi democracia e instala de nuevo la ley marcial, o sea porque el mundo quiere un boicot turístico, perdemos una oportunidad de provocar un verdadero cambio en Birmania, y les retiramos a los ciudadanos su capacidad de compartir con el mundo, de tener sus voces escuchadas y de aprender sobre temas como los derechos humanos.

EL PUEBLO DE BIRMANIA TAMBIEN QUIERE EL CAMBIO

Cuando visitamos Birmania en mayo de este año, hablamos con mucha gente local que tenía grandes esperanzas para el futuro. Sabe que Birmania se enfrente a muchos problemas y que no se acabaron con el primero gobierno elegido democraticamente en noviembre del 2015. Sin embargo, están felices de tener la esperanza del cambio y sienten cómo sus vidas ya están mejorando gracias a la apertura sobre el mundo.

Cortar el país de nuestro turismo no tendrá únicamente repercusiones económicas; significa decir que dejamos Birmania, y todo su pueblo, solos. Y, con el estado actual de las politicas mundiales, ¿Uds. creen que se puede decir que las acciones de nuestros gobiernos representan siempre lo que quiere su pueblo?

LA CAÍDA EN DISGRACIA DE AUNG SAN SUU KYI

Las atrocidades que están pasando ahora en el estado de Rakhine no son las únicas y mas grandes noticias que se pueden escuchar sobre Birmania actualmente; también lo es la respuesta del gobierno frente a la violencia del ejercito. La ausencia de condena de las acciones militares ahí, la culpa echada a los ‘terroristas’ Rohingya por parte de Aung San Suu Kyi, Consejo del Estado, Secretaría de los Asuntos Foraneos y eminencia nacional, generó una reacción muy viva del público que pidió por la revocación de su Premio Nobel de la Paz. Su silencio es como una bofetada en la cara de todos los que lucharon tanto y tan fuerte por su liberación de su casa de aislamiento y una vuelta completa de los principios de derechos humanos sobre cuales construyó su defensa. Me da mucho miedo para el futuro del país.

La paz en Birmania es muy frágil y, a pesar de que no tenía el poder absoluto, Aung San Suu Kyi me parecía como un punto de cohesión social. En un país en fuerte tensión étnica, era ella lo único en que todos coincidían. Viajando por Birmania, nos encontramos con mucha gente lista para hablar de política e iradían de saber que conocíamos a ‘La Lady.’ La mera mención de su nombre instilaba un gran sentido de orgullo. Es que, supuestamente, era diferente, ¿no?

Claro, no tenemos ni la pequeña idea de lo que está pasando bajo cuerda, ni cuántas amenazas puede haber recibido. En vez de ser un líder elegido democraticamente, Aung San Suu Kyi se transformó más en un títere del régimen militar que su partido supuestamente sacó del poder y hay muchas probabilidades de que alguien más este manejando los hilos. Sin embargo, la ausencia de condena de su parte, a lo menos, no les gustó a los que pensaron tan fuerte que ella pudiera ser la brújula moral que le faltaba tanto a los líderes de Birmania.

Mientras el pueblo de Birmania ya no tiene a Aung San Suu Kyi en su corazón, ¿qué le va a pasar a un país que se encuentra como centro de atención mundial después de décadas de aislamiento y en un estado político tan frágil?

Leí reportes, y me gustaría conocer la opinión del pueblo de Birmania sobre el tema, pero parece que las persecuciones de los Rohingya ha sido un punto de acuerdo para la nación. En realidad, parece que la comunidad étnica birmana apoya mayoríamente las acciones del ejercito en contra de los Rohingya y están de acuerdo con la respuesta de Aung San Suu Kyi. Si tal es verdaderamente la cosa, entonces, mantener el contacto con el pueblo de Birmania nunca ha sido más vital e importante.

LO QUE PODRÍA PASAR

Lo que los turistas no saben es que los Rohingya no son la única comunidad persecutada por el ejercito birmano. También hay otros conflictos en varias regiones del país y algunos toques de queda siguen vigentes sólo por un hilo. Mientras la crisis de los Rohingya necesita una intervención urgente, si de verdad luchamos para los derechos humanos, esos mismos que reclamamos para los Rohingya con tanta fuerza, pues, hay que reclamarlos para todas las comunidades del país. Decir « ¡Que Birmania se vaya al carájo! » por culpa de las acciones del ejercito, de la milicia budista y del gobierno solamente mandaría a Birmania de vuelta a sus días de dictadura severa y en una fase de conflictos religiosos y étnicos, una situación que ya vivió hace décadas.

Mientras no pienso que un boicot turístico sobre todo el país sea una solución perfecta, creo al contrario que tenemos que usar nuestro dinero de turistas de manera más estratégica que no amenaze la vida cotidiana de centenares de miles de personas y que no corte de nuevo Birmania del mundo. Nuestras visitas deben enfocarse en gastar nuestro dinero lejos y fuera del alcance del gobierno, apoyando a empresas locales, manteniendo un diálogo abierto con el pueblo de Birmania, enviando un mensaje claro a los que provocan la violencia que el mundo entero les está viendo y asegurando a los que luchan a contra de ella que estamos luchando a su lado.

¿QUÉ OPINAN DE LA CRISIS DE LOS ROHINGYA Y DE LA IDEA DE UN BOICOT TURÍSTICO?

Para los interesados en leer más sobre los boicots turísticos, les recomiendo el artículo de World Nomads (en inglés), Controversial Destinations: To Boycott or Not?

Estoy abierta a la plática en los comentarios, sin embargo, les ruego que intercambien de manera civil y respetuosa. Cualquier comentario considerado como en contra del espacio de comunidad constructivo que creamos acá será borrado. »

¿Sabían de la situación en Birmania?  Qué opinan de todo eso?

3 commentaires sur “Feat. « Why I won’t be boycotting travel to Myanmar » – by Notes of Nomads

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