
(scroll down for the english version – vean al pie de página para la versión en español)
Août 2024.
Quand je pense que je vais en Bretagne tous les étés au mois d’août pour le festival de Douarnenez et que cela faisait déjà un (trop) long moment que je n’y étais pas retournée randonner… (articles précédents : ici, là et là). Parfois, je ne comprends pas comment je m’organise !
Bref, il était temps que je refasse les choses correctement : le festival ayant lieu du 17 au 23 août en 2024, je suis arrivée 10 jours plus tôt avec, comme objectif, le GR® de Pays de la Boucle du Cap Sizun (départ/arrivée : Douarnenez) à arpenter en 6 jours. J’y ai ajouté une petite escapade insulaire pour le plaisir de découvrir une île bretonne de plus après Groix et Belle-Île-en-mer.
Retour en images, en chiffres, en sensations, en crêpes et courbatures.
Le GR® de Pays de la Boucle du Cap Sizun, c’est 112 kms de randonnée, +1.050 m. de dénivelé, 7 dauphins et 3 phoques aperçus, de beaux campings (parfois même avec piscine), des retrouvailles entre copines, 12 crêpes, 2 demies-journées de pluie, des dodos à 22h, des réveils à 6h, des paysages époustouflants, peu de monde sur le sentier, des levers de soleil spectaculaires, 500 photos à trier…
Étapes et carnet de bord :
J1 : Douarnenez > Pors Peron (17,8 kms) ; dénivelé : +217 m., -195 m. ; hébergement au camping de Pors Peron.
Un paysage qui ressemble énormément à Belle-île avec sentier escarpé, des forêts touffues et de la fougère partout. Une météo changeante, de la fraîcheur du matin au grand soleil de l’après-midi. Les montées et descentes s’enchaînent : les genoux chauffent rapidement, ce n’est clairement pas le même rythme ni le même effort qu’en montagne ! Les kilomètres passent joliment, avec le bruit des vagues sur les rochers, l’océan puissant, le millepertuis, la bruyère, les pissenlits et les fougères pour compagnons de chemin. Je croise peu de gens sauf lors d’une pause goûter au-dessus de la plage des surfeur.euse.s avant d’arriver au camping. Piscine, crêpes et dodo. Ici, en été, le soleil se couche après les randonneuses, hihi.
J2 : Pors Peron > Pointe de Brézellec (21,8 kms) ; dénivelé : +283 m., -275 m. ; hébergement au camping de la Baie.
C’est un matin humide : la bruine tombe une bonne partie de la journée et rend l’atmosphère très élégante. Le splosh splosh de mes chaussures trempées, arrosées allègrement par les bruyères et les fougères, me fait doucement rigoler. J’essaye d’éviter tous les escargots qui s’en donnent à cœur joie sur le sentier. J’aperçois même des dauphins joueurs près de la plage de Lesven (grâce à une famille qui a de bien meilleurs yeux que moi !). Toujours aussi seule en chemin, accompagnée seulement de quelques oiseaux et papillons. Je déjeune abritée devant le rocher de Danou avant une après-midi radieuse et un soleil de plomb. Mon amie Céline me retrouve à la Pointe de Brézellec où je m’arrête plus tôt que prévu : je n’ai qu’à faire la paix avec moi-même quand je ne marche pas tous les kilomètres prévus. Et bien sûr, on va dîner des crèpes, à Plogoff, non loin.
J3 : Pointe du Van > Kermalero, Primelin (18,5 kms) ; dénivelé : +225 m., -260 m. ; hébergement au camping Kermalero.
Après un super moment de retrouvailles, Céline me dépose directement à la Pointe du Van : quelle vue spectaculaire ! Je ne m’en lasse jamais. La Baie des Trépassés et la Pointe du Raz sont sublimes. On y croise forcément davantage de monde, mais je reste relativement seule en chemin. Au belvédère de la Pointe du Raz, j’aperçois le Phare de la Vieille et l’Île de Sein au loin, la visibilité est incroyable. Quelques dauphins font également leur apparition. En quittant le point de vue, je prends un raccourci pour aller déjeuner d’un burger végétarien et d’un cheesecake fortement recommandés par Céline chez Monsieur Papier ; les recommandations locales sont les meilleures ! Puis, le chemin change complètement : maintenant que je suis au sud de la péninsule, la végétation rase le sol, il n’y a plus d’ombre, plus d’arbres (comme à Belle-île) et la réverbération est dure. J’enchaîne déjà mieux les montées et descentes incessantes avant l’arrivée à Primelin et une soirée en bord de plage.
J4 : Primelin > embarcadère de Sainte-Évette (9 kms) ; dénivelé : +24 m., -50 m. ; hébergement au centre nautique de l’île de Sein.
Après de telles journées de marche, je dors super bien ! Beaucoup de vent cette nuit et levée avec le soleil. La journée de marche sera courte : je m’arrête à Sainte-Évette pour prendre le bateau vers l’Île de Sein, que je rêve de découvrir depuis longtemps. Le ressac de l’océan berce mes pas, j’entends davantage les merles et les corbeaux que les mouettes et les goélands… Je me baigne sur la plage avant le départ du bateau et pendant la traversée, j’aperçois le chemin parcouru la veille, à rebours vers la Pointe du Raz, puis le chenal et enfin Sein se dessine petit à petit, avec ses maisons colorées. Je dîne au Tattoon après avoir planté la tente au centre nautique (seul lieu autorisé pour le camping sur l’île). J’admire un magnifique coucher de soleil derrière le phare de Goulenez et rentre me coucher après encore quelques détours. Les étoiles étincèlent, les nuages ont disparu, le vent s’est calmé, des éclairs illuminent le ciel très loin, le ressac rythmé de l’océan est assourdissant.
J5 : île de Sein ; hébergement au centre nautique de l’île de Sein.
Sous le crachin du matin, je pars découvrir les ruelles du village et vais me promener jusqu’au phare dans la brume. Je me réchauffe ensuite avec une crêpe près de l’embarcadère avant de retrouver le groupe avec lequel je passe l’après-midi en kayak dans la Chaussée de Sein (sortie organisée par le centre nautique), où on aperçoit dauphins et phoques se prélassant au soleil revenu. Et patatrac : j’ai le mal de mer ! En kayak ! 😦 Je tiens tant bien que mal sur le retour et suis ravie de retrouver la terre ferme pour une nouvelle balade autour de l’île au soleil. Les détails colorés attirent mon œil et je refais plein de photos avant une dernière soirée insulaire.
J6 : embarcadère de Sainte-Évette > Plozévet (16,3 kms) ; dénivelé : +117 m., -64 m. ; hébergement au camping La Corniche.
Je repars de Sein sous les nuages et dans la fraîcheur. J’aurais largement pu rester davantage… Je reprends le chemin au départ de Sainte-Évette mais m’arrête assez vite manger une crêpe à La Caravane Bleue, un food-truck installé dans l’estuaire d’Audierne. La pluie s’annonce, je repars vite, mais le temps de traverser le pont d’Audierne, la pluie me rattrape déjà. Je finis donc la journée trempée en arrivant au camping. Je me serais crue en Irlande (que je ne connais même pas !). Les dunes, le sable, les rochers, l’océan, les nuages, les roseaux, les plantes… Tout était trop beau malgré la pluie et tellement différent des premiers jours de marche. Je vais me réchauffer au restaurant et m’endors profondément au sec sous ma tente.
J7 : Plozévet > Douarnenez (21,6 kms) ; dénivelé : +258 m., -309 m.
Cette dernière partie quitte définitivement le littoral pour traverser la péninsule du sud vers le nord, dans les terres. Il n’y a maintenant que champs, prés, bosquets et forêts. J’ai troqué le bleu contre le vert, le son du ressac contre celui du vent dans les arbres, les cris des mouettes et des goélands contre le coassement des merles et les roucoulements des tourterelles, les dunes contre les champs de maïs, les roseaux et les fougères contre les ronces, les mûres sauvages et les fleurs des champs. Le chemin est parfois plus touffu, je ne marche près de la route que 4 kms sur toute cette traversée et je passe sur quelques propriétés privées où le sentier a été aménagé de bancs au bord d’un ruisseau. J’arrive à Douarnenez par un côté que je connais moins, passe devant l’église Saint-Jacques (alors que je repensais à Compostelle… un signe ?) puis termine la journée à la crêperie et plonge dans l’ambiance du festival dès le lendemain.
Décidément, ces portions du GR34 me ravissent à chaque fois. J’aime y avoir désormais cette habitude de randonnée et j’y retourne donc avec plaisir dès ce dimanche, sur la section entre Le Pouldu et Concarneau !
La suite du GR34, au prochain épisode !
PS : dernière photo du carrousel ci-dessous par @dreamofescape





































[English]
August 2024.
I go to Brittany every summer in August for Douarnenez film festival and I realize it’s already been way too long since I last went hiking there. Previous posts: here, there and there. Really, sometimes, I don’t understand how I plan my time!
Anyway, it’s about time to do things correctly: the festival took place between August 17 and 23 in 2024, so I arrived 10 days earlier with the objective of hiking the GR® de Pays de la Boucle du Cap Sizun (round-trip to/from Douarnenez), in 6 days. I added a little extra island getaway to have the pleasure to discover another Breton island after having seen Groix and Belle-Île-en-mer.
Let’s recap with pictures, numbers, feelings, crepes and sore muscles.
On the GR® de Pays de la Boucle du Cap Sizun, I counted 70 miles, 3450 ft. of elevation gain, 7 dolphins and 3 sea lions, nice campgrounds (some with swimming pools), fun reunions with friends, 12 crepes, 2 half-days of rain, going to bed at 10 p.m. and waking up at 6 a.m., gorgeous landscapes, very few people on trail, spectacular sunrises, 500 pictures to choose from…
Stops and log book:
D1: Douarnenez > Pors Peron (11 miles); elevation: +711 ft., -640 ft.; accommodation at Pors Peron campground.
The landscape resembles that of Belle-Île-en-mer with steep trail, lush forest and fern everywhere. The weather changes all the time, from the cool morning air to the fiery afternoon sun. The trail goes up and down in a rythmic way: my knees warm up or get sore quite quickly, it is definitely a different pace than the one I have in the mountains! Miles go by in a lovely way, with the sound of the waves on the rocks, the strong ocean by my side, St John’s wort, heather, dandelions and ferns as my constant companions. I only see a few people while having a break above the surfers’ beach, a few minutes before arriving at the day’s destination. There, I find a crepe food truck, a swimming pool and I go to sleep belly full and heart content. Here, the sun sets after the hiking girl.
D2: Pors Peron > Brézellec Point (13.7 miles); elevation: +928 ft., -902 ft.; accommodation at Camping de la Baie.
It’s a humid morning: drizzle sticks most of the day and gives the atmosphere an elegant look. The splosh splosh of my wet shoes, largely rinsed by heather and ferns, make me laugh under my breath. I try to avoid stepping on the happy snails all about the trail. I even catch a glimpse of dolphins in the bay of Lesven (thanks to a family whose eyes are much fitter than mine). Still quite on my own on trail, only birds and butterflies play around. I have lunch under the cover of Danou rock before the sunny afternoon and harsh sun kick in. My friend Céline greets me at Brézellec Point where I decide to stop earlier than planned: I have to make peace with myself when not walking all the miles I thought I would do in a day. Of course, we have crepes for dinner, in Plogoff, nearby.
D3: Pointe du Van > Kermalero, Primelin (11.5 miles); elevation: +738 ft., -853 ft.; accommodation at Kermalero campground.
After our fun reunion, Céline drops me off directly at Pointe du Van: what a spectacular viewpoint! I will never tire of it. The Bay des Trépassés and Pointe du Raz are splendid. Obviously, there are more people around but I remain quite alone on trail. At the Pointe du Raz viewpoint, I can see the Old woman Lighthouse and Sein island off shore, the visibility is amazing. Some dolphins show up. From the viewpoint, I turn around and catch a shortcut in order to go for a vegetarian burger and delicious cheesecake, highly recommended by Céline, at Monsieur Papier; locals’ advice are the best! Then, the trail completely changes: now that I’m on the south coast of the peninsula, the vegetation is lower on the ground, there is no shade or trees (exactly like on Belle-Île) and the glare is strong. I go up and down more easily now, before I arrive in Primelin and spend the night by the beach.
D4: Primelin > Sainte-Évette pier (5.6 miles); elevation: +78 ft., -164 ft.; accommodation at Sein island nautical center.
After such beautiful hiking days, I sleep like a baby! There was a lot of wind last night and I wake up with the sun. Today’s hike is short: I stop at Saint-Évette to take a ferry to Sein island, which I dream of discovering. The ocean backwash paces my steps, I hear more black birds and ravens than sea gulls… I take a swim on the beach by the pier before the ferry leaves and during the ride, I can see the trail I hiked the day before, all the way back to Pointe du Raz. Through the channel, we navigate until we reach the island, which slowly appears with a row of its colorful houses. I eat at Tattoon restaurant after pitching the tent at Sein island nautical center (only authorized camping spot on the island). I admire an astonishing sunset behind Goulenez lighthouse and go to sleep after a few more detours along the island paths. The stars shine brightly, the clouds disappeared, the wind died down, lightning bolts crack into the night sky far away, the ocean backwash is deafening.
D5: Sein island; accommodation at Sein island nautical center.
Under the morning drizzle, I discover the narrow streets in the village and go all the way to the lighthouse in the mist. Nothing better than a crepe to warm up, afterwards. Then, I meet up with a group for an afternoon kayak activity into Sein Channel (organized by the nautical center), where we are lucky to catch a glimpse of dolphins and sunbathing sea lions. When, suddenly: I’m sea sick! On a kayak! 😦 I hold on as best I can on the way back and am happy to find sure footing back on firm ground. Now that it’s sunny again, I go on another round around the island. The colorful details catch my eye and I take many more pictures of this last island evening.
D6: Sainte-Évette pier > Plozévet (10 miles); elevation: +384 ft., -210 ft.; accommodation at La Corniche campground.
I leave Sein island under the clouds and in the cool morning air. I could have (should have) stayed much longer… I hop back on trail at Saint-Évette but quickly stop for a crepe break at La Caravane Bleue,, a foodtruck located in Audierne estuary. Rain is looming, I hit the trail again and as soon as I’m on the other side of Audierne bridge, rain finally starts falling. I’ll finish the day completely soaked. It felt like hiking in Ireland (which I’ve never been to!). Dunes, sand, rocks, ocean, clouds, reed, plants… Everything is so beautiful in spite of the weather and so different from the first days. I warm up at the restaurant and sleep tightly under the roof of my tent.
D7: Plozévet > Douarnenez (13.5 miles); elevation: +846 ft., -1.014 ft.
This last section leaves the shore once and for all, to cross the peninsula from south to norgh, inland. Now, it’s only fields, meadows, thickets and forests. I swapped the blue of the ocean for the green of the trees, the sound of backwash for the one of the wind in the leaves, the seagulls cries for the cooing of the turtledove, the sand dunes for the corn fields, reed and ferns for the blackberry bushes and flowers of the meadows. The trail sometimes is dense, I only follow the road 2.5 miles on the whole trail and cross over private properties where landowners curated the trail with benches and lovely mossy bridges. I step into Douarnenez from a side I hardly know, pass in front of Saint-James church (while thinking about Saint-James Way to Compostela… a sign?) and end the day at the creperie. The following day, I dive right into the festival atmosphere.
I’m truly amazed by each GR34 sections. I love setting this hiking habit and I’m looking forward to next week’s section between Le Pouldu and Concarneau!
To be continued, in the next episode on GR34!
PS: last picture of the above photo dump by @dreamofescape
[Español]
Agosto 2024.
Cada verano, en agosto, voy de paseo a Bretaña para el festival de películas de las minorías de Douarnenez y me doy cuenta de que hace un rato ya que no he caminado por ahí. (Caminatas previas: : aquí, acá y ahí) ). De veras, a veces, ¡no entiendo cómo me organizo!
Pues, entonces, en 2024, fue el momento de hacer las cosas de la buena manera: con el festival del 17 al 23 de agosto, llegué 10 días antes, con el objetivo de caminar el GR® de Pays de la Boucle du Cap Sizun (en cículo desde Douarnenez), en 6 días. Agregué una salida extra a una isla para descubrir con mucho placer una más de las islas de la región, despues de Groix y Belle-Île-en-mer.
Recopilación con fotos, cifras, sentimientos, crepas y dolores musculares.
En el GR® de Pays de la Boucle du Cap Sizun, conté 112 kms de caminata, +1.050 m. de desnivel, 7 delfines y 3 focas, campamentos bien lindos (unos con piscina), reuniones chistosas con amigas, 12 crepas, 2 medio días de lluvia, irme a dormir a las 10 p.m. y levantarme a las 6 a.m., paisajes magníficos, muy poca gente en camino, amaneceres espectaculares, 500 fotos a seleccionar…
Etapas y bitácora:
D1: Douarnenez > Pors Peron (17,8 kms); desnivel: +217 m., -195m.; alojamiento en el campamento de Pors Peron.
El paísaje se parece al de Belle-Île-en-mer con un sendero empinado, bosques frondosos y helecho por todos lados. El clima cambia a cada rato, de la mañana fresca a la tarde bajo el sol fuerte. El sendero baja y sube a buen ritmo: mis rodillas se calentan y duelen bastante rápidamente, de una manera muy diferente a lo que se siente en las montañas. Los kilómetros pasan lindos, con el sonido de las olas en las rocas, el océano fuerte a mi lado. Hipérico, brezo, dientes de leó y helecho son mis compañeros de cada paso. Cruzo camino con otra gente solamente en el acantilado sobresaliendo la playa de lo.a.s surfistas, unos minutos antes de llegar al destino del día. Ahí, encuentro un puesto de crepas, una piscina y me voy a dormir con la pansa llena y el corazón contento. Aquí, el sol se pone más tarde que la que camina.
D2: Pors Peron > Punta Brézellec (21,8 kms); desnivel: +283 m., -295 m.; alojamiento en el camping de la Baie.
Es una mañana mojada: la llovizna me persigue una gran parte del día y le da un ambiante elegante. El sonido splosh splosh de mis zapatos mojados, abondamente empapados por el brezo y el helecho, me hace reírme entre mis dientes. Intento evitar los caracoles que salen por todos lados en el sendero. También, veo delfines en la bahía de Lesven (gracias a una familia que tiene mucho mejor ojo). Sigo bastante sola en camino, solamente los pájaros y las mariposas juegan alredeor. Almuerzo bajo la roca Danou antes de que saliera el sol para el resto de la tarde. Encuentro a mi amiga Céline en la Punta Brézellec, dónde decido parar más temprano que en el plan original: conmigo solamente, tengo que hacer paz cuando veo que no camino tanto como previsto. Por supuesto, vamos a cenar de crepas, cerca, en Plogoff.
D3: Pointe du Van > Kermalero, Primelin (18.5 kms); desnivel: +225 m., -260 m.; alojamiento en el campamento Kermalero.
Luego de nuestra reunión linda, Céline me deja directamente en la Punta del Van: ¡qué vista espectacular! Nunca me canso de ella. La Bahía de los Fallecidos y la Punta de Raz son hermosas. Claro que hay más gente en este rumbo pero sigo bastante sola en camino, todavía. Al mirador de la Punta de Raz, puedo ver hasta el Faro de la Vieja y la isla de Seno a lo lejos, la visibilidad es increíble. Algunos delfines se acercan. Desde ahí, doy la vuelta y sigo un atajo para ir a almorzar de un burger vegetariano y probar un delicioso cheesecake, muy recomendado por Céline, en Monsieur Papier; ¡los consejos de los locales son los mejores! Luego, el camino cambia por completo: ahora que estoy en la costa sur de la península, la vegetación es más baja, no hay sombra ni árboles (exactamente como en Belle-Île) y el resol es muy fuerte. Bajo y subo con más agilidad ahora, antes de llegar en Primelin y pasar la noche cerca de la playa.
D4: Primelin > embarcadero de Sainte-Évette (9 kms); desnivel: +24 m., -50 m.; alojamiento en el centro naútico de la isla Seno.
Con tan bellos días de caminata, ¡duermo como un bebé! Hubo mucho viento durante la noche y me levanto con el sol. La caminata de hoy es muy corta: paro en Saint-Évette para tomar el barco hacia la isla Seno, que tengo muchas ganas de conocer. El oleaje del océano da ritmo a mis pasos, escucho más mirlos y cuervos que gaviotas… Me baño cerca del embarcadero antes de la salida del barco y durante el viaje, veo el camino al revés de vuelta a la Punta de Raz. A traves del canal navegamos hacia la isla, que aparece poco a poco con sus casas de colores. Voy a cenar en el restaurante Tattoon luego de haber puesto carpa en el centro naútico de la isla de Seno (único campamento autorizado en la isla). Admiro el atardecer flamboyante detrás del faro Goulenez y me duermo después de unas vueltas más en las sendas de la isla. Las estrellas brillan fuerte, las nubes desaparecieron, el viento dejó de soplar, relámpagos iluminan la noche desde fuera, el oleaje del océano es atronador.
D5: Sein island; alojamiento en el centro naútico de la isla dde Seno.
Bajo la llovizna mañanera, descubro las calles estrechas del pueblo y camino hacia el faro en la neblina. Nada mejor que una crepa para calentarse luego. Despues, me uno a un grupo saliendo a hacer kayak en el Canal de Seno (actividad organizada por el centro naútico), con quienes veo unos delfines y focas, disfrutando el sol. Cuando, de repente: ¡me mareo! ¡En el kayak! 😦 Hago lo que pueda para regresar y me siento mucho mejor al pisar tierra firme de nuevo. Ahora que volvió el sol, doy otra vuelta a la isla. Los detalles coloridos atraen mis ojos y saco muchas fotos de mi última noche en la isla.
D6: embarcadero de Sainte-Évette> Plozévet (16,3 kms); desnivel: +117 m., -64 m.; alojamiento en el campamento La Corniche.
Dejo la isla Seno bajo las nubes en el aire fresco de la mañana. Hubiera podido (debido) quedarme más tiempo… Retomo camino en Saint-Évette pero rápidamente paro a comer una crepa en La Caravane Bleue, un camión de comida ubicado en el estuario de Audierne. La lluvia está a punto de caer. Vuelvo en camino y a penas estoy del otro lado del puente de Audierne, empieza. Terminaré el día completemante mojada. Se pareció a una caminata en Irlanda (aunque no conozca). Dunas, arena, rocas, océano, nubes, junco, plantas… Todo es hermoso a pesar del clima y tan diferente de los primeros días. Me caliento comiendo en un restaurante y durmiendo bajo el techo de mi carpa.
D7: Plozévet > Douarnenez (21,6 miles); desnivel: +258 m., -309 m.
La última sección ya no sigue la orilla, para cruzar la península del sur al norte, dentro tierra. Ahora, son meros campos, prados, arboledas, bosques. Intercambié el azul del océano para el verde de los árboles, el sonido del oleaje para el del viento en el follaje, el grito de las gaviotas para el arullo de las tórtolas, las dunas de arena para los campos de maíz, los juncos y helechos para las zarzamoras y las flores de prado. El sendero puede ser espeso y solamente sigo 4 kms de carrera en todo el día, cruzando propriedades privadas donde los dueños abarcaron bancos y puentecitos musgosos. Entro en Douarnenez por un lado desconocido, paso frente a la iglesia de Santiago (pensando en el Camino a Santiago de Compostela… ¡una señal?) y termino el día comiendo una crepa con otra amiga. Al día siguiente, empieza la inmersión en el ambiante del festival.
Me encanta cada sección del camino GR34. Es buena idea crear un hábito de caminata por ahí y ¡me ilusiona saber que retomo camino la semana próxima entre Le Pouldu y Concarneau!
A continuación, ¡el próximo episodio en el GR34!
P.D.: última foto de la galería de arriba por @dreamofescape