Cuando el gato no está, los ratones se desordenan…

(voyez plus bas pour la version française – scroll down for the english version)

Photo credits : unless stated otherwise, © Julie Klene.

Casi un mes ya pasó desde que empece a manejar el hostel, con la ayuda de Veronica, Caleb, Hernán, Anna & Valentin (los voluntarios del mes ; vean su blog en el enlace), Koen y Mauricio.  Finalmente Bill no se fue por mucho tiempo porque siguieron las demostraciones en el Distrito de los Lagos y en la Caretera Austral, de donde sacarón todos los turistas antes que sean atrapados sin recursos para salir de la región.  Pero salió con Paul, Mauricio (el otro, hermano de Carla), Andrea y Katrin (chicas que se alojarón unos días con nosotros y listas para más aventura) hasta Cabo Froward, por la decima vez en 12 años de vida en Chile.

El manejo de un hostel todavía no es tan fácil aunque solo unas tareas se agregarón a lo que ya hacía.  Sentí mucho más la ausencia de Bill durante los desayunos que tuve que hacer muchos más a menudo que cuando esta!  Y ya saben todos que no me gusta levantarme temprano!  Eso fue lo más dificíl para mi!  Menos eso y lo que me falta de « jefe » en el manejo de un equipo, cual todavía tengo que mejorar, pienso que se me la pasé bien!

Sigo con el ritmo, se llena bien el hostel y casi siempre llegan personas muy buena onda ; nos quedan unos días a aprovechar antes que vuelva el Bill al trabajo : mañana estará de nuevo en camino, con unos amigos, en el circuito de la « W » en Torres del Paine, sendero que conoce de toda la vida!

Mientras esta afuera, encontramos maneras de salirnos un poco de la vida del hostel : Veronica hace « house-sitting » en la casa de su amigo cuando está guíando y portando en el parque, e yo me fui de cabalgata hasta la cumbre del Mirador Dorotea, cual había descubierto por primera vez con Natalie, Nina, Sam y Nat un día de ciel azul y de nieve en Mayo 2010.

Adán, dueño de los caballos, guía, arropado en una bufanda rojo violáceo y beige, con una boina de gaucho encima de la cabeza (el « gaucho » es el « cow-boy » de Patagonia, recorriendo las llanuras áridas o las estepas inmenses, orgulloso campeón de unas careras de velocidad organizadas los domingos de ferias) me lleva de cabalgata como ayudante con un grupo de turistas.  Genio y figura hasta la sepultura : tuve que traducir entre español e ingles.

Los caballos andan con mucho animo, a veces más rápidamente que el viento soplando racheado azotando nuestras caras, siempre rodeados por un grupo de perros.  Mi cuerpo se acostumbra de nuevo a las sillas más confortables, menos rígidas que las de Europa, y con sonrisa en la cara, veo a los otros caballos de Adán, sementales, yeguas y potros, libres como el aire, yendose en medio de los paisajes hermosos barridos por los vientos.

A mediados de la cabalgata, encontramos 3 otros perros atados a un camión botado cerca de los caballos.  Adán les pone en libertad y nos siguen de súbito.  Nos cuenta que estan allà para proteger a los caballos y sobre todo a los potros de los pumas andando en la montaña, dandoles la impresión de estar cerca de un campamento de seres humanos.  Si no estubieran los perros, ladrando incesante, se los comieran a los potros los pumas.  Ya pasó asi el año pasado.

A la cumbre, nos da la bienvenida una tormenta de viento ; se hace bien dificíl caminar recto.  Al mismo tiempo, tan cerca del precipicio, ¡mejor que no vayamos demasiado rápido!  Las fotos son hermosas, el punto de vista ideal, el sol poniendose encima del fiordo, pero después de unos minutos, se me congelan las manos y sacar fotos vuelve a ser tarea imposible.  A la bajada, nos cortan de nuevo la respiración los varios puntos de vista y terminamos galopando en la carera.  ¡Los caballos siempre saben cuando vuelven a casa!  Nos esperan adentro la esposa de Adán y su linda hija, Connie, con té y sopaipillas (buñuelos fritos que se comen con azucar o marmelada), cuales nos ponen de nuevo dispuestos a volver a trabajar.

¡Que bueno ser jefa, cierto!  😉

[Français]

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent!

Presqu’un mois déjà que je gère l’hôtel avec l’aide de Veronica, Caleb, Hernán, Anna et Valentin, nos volontaires du mois (voire le blog de leur voyage en lien), Koen et Mauricio.  Bill n’est finalement pas parti longtemps puique les manifestations dans la région des Lacs et sur la Caretera Austral n’en finissent pas et que tous les touristes en sont partis à moins d’y rester coincés.  Il est nénamoins parti avec Paul, Mauricio (l’autre, le frère de Carla), Andrea et Katrin (2 de nos hôtes, embarquées dans l’aventure) arpenter pour la 10 ème fois en 12 ans le fameux trek de Cabo Froward.

Gérer un hôtel n’est décidément pas de tout repos, même si juste quelques tâches ont été ajoutées à celles que j’avais précédement.  Mais l’absence de Bill s’est surtout fait ressentir lors des petits-déjeuners que j’ai dû chapeauter bien plus souvent que de coutume, et vous savez tous comme moi, que je ne suis pas vraiment une lève-tôt!  Donc, ç’a été le plus dur pour moi! À part ça et des lacunes dans la gestion d’équipe qu’il me faut encore améliorer, je trouve que je ne m’en suis pas trop mal sortie!

Le rythme est pris, l’hôtel est plein quasi tout le temps, arrivent en général toujours des gens fort sympathiques ; il reste quelques jours pour en profiter avant le retour définitif de Bill : il repart demain pour 5 jours avec des amis, à l’assaut cette fois du « W » qu’il connait par coeur!

Pendant ce temps-là, on trouve quand même des échapatoires pour prendre le grand air : Veronica joue les « house-sitter » pendant que son pote guide et porte dans le parc, et moi, je suis allée faire une promenade à cheval au Mirador Dorotea, que j’avais découvert pour la première fois sous la neige avec Natalie, Nina, Sam&Nat lors d’un jour de grand ciel bleu en Mai 2010.

Adán, propriétaire des chevaux, guide, emmitouflé dans une écharpe bordeaux et beige, sous un béret de Gaucho (« cow-boy » de Patagonie, arpentant les plaines arides ou immenses steppes, fier vainqueur de quelques courses de vitesse organisées les dimanches où il ne participe pas aux rodéos régionaux) m’emmène en balade accompagner un groupe de touristes.  Chassez le naturel, il revient au galop : je me suis retrouvée à traduire de l’espagnol vers l’anglais et vice versa.

Les chevaux sont plein d’entrain, plus rapides parfois que les rafales de vents qui cinglent nos visages et toujours entourés d’une petite horde de chiens.  Je reprends mes marques sur une selle bien différente des rigides dont nous avons l’habitude en Europe et c’est avec le sourire aux lèvres que j’aperçois le reste des chevaus d’Adán, libres comme l’air, étalons, juments et poulains au milieu de ces paysages somptueux balayés par les vents.

Arrivés à mi-chemin de notre randonnée, nous trouvons 3 autres chiens attachés à l’arrière d’un camion abandonné près des chevaux.  Adán les libère et ils nous accompagent aussitôt.  Il nous raconte qu’ils sont là dans l’objectif d’éloigner les pumas des poulains.  Par leurs aboiements répétés et incessants, ils leur donnent l’impression d’être près d’un campement d’humains et les pumas finissent par s’éloigner.  Si Adán ne laissaient pas les chiens avec les chevaux, les pumas dévoreraient les poulains, comme c’est déjà arrivé l’an dernier.

En haut de la montagne, ce ne sont plus des rafales mais une tempête de vent qui s’abat sur nous et il est difficile d’avancer droit devant.  En même temps, si près du précipice, on ne veut pas aller trop vite non plus!  Les photos sont magnifiques, le point de vue idéal, le soleil descendant sur les fjords, mais très vite, je perds toute sensation dans les doigts et prendre des photos devient mission impossible.  Les points de vue lors de la redescente sont tout autant à couper le souffle et les derniers mètres s’effectuent au petit galop sur la piste de course ; les chevaux sont toujours ravis de rentrer et ça se sent!  La femme d’Adán et leur jolie petite fille Connie, nous attendent bien au chaud, avec thé et « sopaipillas » (beignets fris à couvrir de sucre ou de confiture) pour nous remettre de nos émotions et me remettre d’humeur à travailler.

Finalement, c’est pas mal d’être Manager!  😉

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[English]

When the cat’s away, the mice will play.

Almost a month already that I’m in charge of the hostel, with the help of Veronica, Caleb, Hernán, Anna & Valentin, volunteers of the month (see the tale of their adventures on their own blog), Koen and Mauricio.  Bill finally didn’t go away very long since the strikes went on in the Lake District and on the Caretera Austral where all tourists have been evacuated before they got stuck there for real.  He still got away with Paul, Mauricio (the other one, Carla’s brother), Andrea and Katrin (girls who stayed a few days at the hostel and decided to go on another adventure) for his tenth trip, 3rd successful attempt to reach Cabo Froward in 12 years of living in Chile.

Run a hostel is not an easy task, even if only a few chores were added to the ones I already had.  I specially felt Bill’s absence during breakfasts, since I had to make them more often, which you already have guessed is not my cup of tea : you know me as all but an early-riser!  So, that was the hardest!  Except for this and the fact that I still have to improve my skills as a manager in general, and as a team supervisor in particular, I think it’s gone pretty well and I’m happy about it!

Rythm rubs in, the hostel fills up pretty much every night, very nice people keep coming by all the time, and we still have a few days to enjoy as it is before Bill actually comes back : he’s off again tomorrow, with friends, to hike the « W » in Torres del Paine, path that he knows by heart.

In the meantime, we still find moments to get away and breathe in fresh air : Veronica as a friend’s « house-sitter » while he’s away guiding and porting in the park and I, horseback-riding to Dorotea Mirador, where I first went on a clear snowy day back in May 2010 with Natalie, Nina, Sam&Nat.

Adán, owner of the horses, guide, warmly wrapped up in a burgandy and beige scarf, under a gaucho hat (« gaucho » being patagonian « cow-boy, » ruling over huge expanses of land and cattle or horde of horses, proud winner of races held on sundays when it’s not rodeo fair) takes me on a horseback-riding trip with a small group of tourists.  A leopard cannot change its spots : I ended up interpreting between english and spanish.

Quick-paced are the horses, sometimes stronger than the gusts of wind rushing in our faces and always surrounded by a pack of dogs.  I find myself readjusting to the saddle, much more comfortable than the hard ones we’re used to in Europe, and stay wide-eyed and grinning when I see Adán’s other horses, free as birds, stallions, mares and foals, roaming around the amazing windswept landscapes.

Half-way up the mountain, we encounter 3 dogs attached to a old abandoned truck, close enough to the horses.  As soon as Adán free them, they follow us diligently.  He tells us they are to remain up here so as to keep the pumas away from the foals.  Indeed, pumas can be seen around and feast on feeble foals unless barking dogs are around : as dogs are usually signs of human presence, pumas don’t come near them.  Adán doesn’t want to lose another foal to the big cat, as happened last year.

On top of the mountain, we are swept away as easily as kindle by the fierce gusts of wind.  It gets harder to walk steadily ; so close to the precipice, you don’t want to make a wrong move!  The view is breathtaking, cameras click and go, the sun sets slowly over the fjords but as the wind keeps blowing, I loose feeling in my fingers and cannot stand it any longer.  On the way back down, it’s still and always a feast to the eye and we end up galloping on the race tracks.  It’s the way home, the horses always know!  In the house, Adán’s wife and lovely daughter, Connie, await us with warm tea and « sopaipillas » (fried dough to be eaten with sugar or jam) to make us feel warmer and ready to get back to work.

Ain’t it hard to be Manager?  😉

Parlons-en!

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