Escapade au Portugal : Lisbonne et la côte d’Algarve

(scroll down for the english version – vean al pie de página para la versión en español)

Septembre 2025.

Je crois encore être la seule à avoir l’idée de partir en vacances en septembre… Même si c’est loin d’être le cas, j’ai tout de même trouvé au Portugal de quoi ravir mes yeux, mes papilles et bien user les semelles de mes chaussures de rando. Retour en images sur une escapade portugaise entre Lisbonne – où j’assistais à des conférences sur le métier d’interprète en langue des signes – et la côte d’Algarve, que je rêvais de découvrir depuis la lecture des articles de Laura & Sèb, alias Les Globe Blogueurs.

Passée la déconvenue des punaises de lit chez mon hôte Airbnb et la recherche d’un hôtel à 2h du matin dès la première nuit dans la capitale, j’en ai découvert les moindres détails, au hasard des rues et des recommandations. Chaque point de vue noté sur la carte offre une véritable vision de carte postale sur la ville. Et, au risque de ne pas être originale, mon point de vue préféré est celui de Santa Lucia, où je retourne plusieurs fois. J’ai envie de déguster les gourmandises locales à chaque opportunité. Une croquette de morue dans la rue Augusta, un pasteis de nata chez Castro… Je dîne dans les petits restaurants locaux dégotés au débotté dans le Barrio Alto, comme au Principe do Calhairiz; je m’émerveille devant l’art de rue; je cherche le fameux funiculaire jaune; je découvre la Tour de Belém sous les échafaudages et admire le coucher de soleil depuis l’autre côté de la baie, au Jardim do Rio, à Cacilhas, face à un pont qui rappelle étrangement le Golden Gate Bridge. Après la visite éblouissante du Monastère des Hiéronimytes à Belém (mieux vaut prendre les billets en avance et choisir un horaire de visite le plus tôt possible le matin) et déjà 5 jours sur place dont 3 de conférences, la ville me suffit amplement. Il est temps de viser la côte d’Algarve.

C’est en voiture que je me dirige vers le sud, pour être ensuite plus autonome dans mes sorties quotidiennes. Je m’arrête en route dans la magnifique petite ville d’Evora, aux ruelles pavées, avec arc et temple romains, aqueduc et cathédrale. Et je termine ma journée près de Fuseta, un pittoresque petit village de pêcheurs.

D’ici, je profite des heures fraîches du matin pour une baignade, je visite les marais salants de Tavira, la ville elle-même avec son Ponte Vecchio. J’adore Praia do Barril avec le cimetière d’ancres, ses étendues de sable blanc et les marais de la Ria Formosa. Celle-ci est longue de plusieurs kilomètres entre Fuseta et Faro : c’est une réserve naturelle où l’on peut apercevoir toutes sortes d’oiseaux et d’animaux sauvages (de loin, toujours ! Laissons-les en paix). Un matin très tôt, je pars avec un petit groupe de 10 personnes sur un bateau de pêcheurs, au large, dans l’espoir éventuel d’apercevoir des dauphins. Les dauphins communs se baladent par ici mais sont plutôt timides, au premier abord. En attendant, j’essaie de maîtriser mon mal de mer et me dit que j’aurai au moins profiter de la sortie. Et puis, c’est le grand spectacle ! Un groupe d’une dizaine de dauphins saute joyeusement autour de 2 baleines ! Je n’en crois pas mes yeux. Les pêcheurs feront très attention à garder leurs distances et nous parlerons de la difficulté d’allier l’envie de protéger les lieux tout en se pliant aux exigences du tourisme. Le même soir, depuis Faro cette fois, je pars à la découverte de la Ria Formosa en bateau à énergie solaire pour l’observation des oiseaux. C’est marée basse, on ne peut pas passer partout mais on aperçoit tout de même un martin-pêcheur, un héron cendré, des égrettes blanches, des tourne-pierres, un Spoonbill noir, des cigognes et même des crabes violonistes. Non, je ne suis pas devenue ornithologue : même si le guide n’était pas très loquace, il a toujours su nommer chacun des habitants de la baie. Coup de cœur aussi pour le village d’Olhao, visité en fin de journée à un autre moment.

Je passe à Faro toute une matinée pour découvrir sa vieille ville, la cathédrale, l’art de rue inopiné, les jolies ruelles. J’aperçois au loin, près de Praia do Faro, un château d’eau avec un hippocampe que je vais voir de plus près : d’autres œuvres de Bordalo II se trouvent dans plusieurs villes du pays. Mais la plage me rappelle trop les stations balnéaires du sud du Mexique : bars étalés le long de la plage, tourisme de masse, peu de rencontres locales. Malheureusement, ce n’est pas à Albufeira, ma prochaine étape, que ce cela se dissipe. Cette ville est finalement beaucoup trop grande pour moi, j’aurais préféré me retrouver dans un autre village de pêcheurs, mais même ceux-ci sont envahis et croissent de manière exponentielle. D’ici, je peux aller randonner sur les crêtes et au pied des falaises ocres, jaunes et blanches de Praia do Falesia : une merveille ! C’est de là aussi que je pars un matin très tôt pour randonner sur le sentier des 7 Vales entre Praia Marinha et Vale Centeanes. L’érosion et la mer ont creusé des grottes dans les falaises, un petit air d’Étretat. En choisissant le mois de septembre pour venir ici, je pensais découvrir ces grottes côté sentier comme côté mer, avec un peu moins de monde, mais ce n’est pas du tout le cas. La grotte de Benagil est devenue un incontournable : s’y succèdent à longueur de journée, par la mer, kayaks, paddle, petits et gros bateaux, qui n’ont plus droit qu’à passer quelques minutes dans la grotte, sans descendre sur la plage qui s’y trouve. Le risque d’éboulement est trop important. La carte postale partagée des milliers de fois sur les réseaux a transformé un petit trésor local en une attraction où le respect a du mal à être maintenu. Je repars avec un goût amer dans la bouche, malgré la beauté du sentier : malgré toute mon attention sur place et mes choix de vacances, je participe aussi malheureusement à ce changement…

Par contre, quand j’arrive à Sagres, j’ai un gros coup de cœur : ici, c’est le bout du monde, le point le plus au sud de l’Europe continentale. Entre le restaurant végétarien trouvé dès le premier soir, les points de vue au-dessus des plages et surtout, le coucher de soleil avec vue sur le Cap Saint-Vincent, je suis émerveillée. Je fais une escapade à Lagos pour profiter d’une autre randonnée sur les crêtes entre Praia do Ana et Praia Canavial, mais j’ai vraiment de plus en plus de mal avec le manque de respect des règles de préservation de la nature que la plupart des touristes ignorent allègrement. Je rentre à Sagres pour aller admirer une nouvelle fois le coucher de soleil au Cap Saint-Vincent et essaie de trouver des points de vue où les autres me gêneront moins – et vice-versa. Quand je découvre le point de vue de Cordoama d’où décollent les parapentes après une journée sur la plage de Belixe, je suis de nouveau sous le charme. Sagres est également réputée pour son festival ornithologique annuel et la possibilité d’admirer encore autrement baleines et dauphins, au large, avec des associations de préservation des océans. Je me dit que j’en avais assez profité pour ne pas réitérer l’expérience et je reste à terre.

De retour à Lisbonne, je vais déguster une part de gâteau au chocolat absolument décadente chez Landeau, et un gin chez Gin lovers pour ma dernière nuit en ville.

La côte d’Algarve m’a subjuguée avec ses paysages magnifiques à couper le souffle, sa biodiversité et ses petits villages. Je conseillerais de viser encore plus petit et à des dates encore plus éloignées des vacances générales. Je suis ravie des teintes locales, des dégustations et des beautés que j’ai pu y découvrir.

Vous connaissez le Portugal ? Quelle est votre région préférée ?

[English]

September 2025.

I still believe I’m the only one having the idea to go on vacation in September… Although it’s far from the truth, I still found in Portugal plenty to please the eye, my tastebuds, and use up quite a few centimeters of my hiking shoes soles. Let’s talk about that portuguese trip between Lisbon – where I listened to conferences held by sign language interpreters – and the Algarve coast, which I dreamt of discovering since I read Laura & Sèb’s articles (in French), aka Les Globe Blogueurs.

After the Airbnb bed bugs disappointment and having to search for a hotel at 2 a.m. the first night in town, I wandered its every street, marveled at every detail, following every recommendation and advice. Each viewpoint the map indicated offers a splendid postcard view upon the city. And, I might sound cheesy, but my favorite is Santa Lucia viewpoint, where I go back a few times. I want to taste each local, typical treat, every time I can: fried cod fish in Augusta street, pasteis de nata at Castro… I have dinner in little taverns I find on the spot in Barrio Alto, like Principe do Calhairiz; I enjoy street art; I look for the world-famous yellow funicular; I watch the Belém tower under scaffholding and admire the sunset over the city from across the bay, in Jardim do Rio, in Cacilhas, facing a bridge that definitely look like the Golden Gate Bridge. After visiting the splendid Monastery of the Hieronymites in Belém (better buy tickets in advance, for an early morning visit) and already 5 days in town, 3 of which were conferences, I’m saturated with the city. It’s time to head out to the Algarve coast.

I choose to move around with a rental car, so I can be more autonomous in my daily outings. On the way, I stop in the lovely little city of Evora, with cobblestone street, Roman arch and temple, aqueduct and cathedral. At the end of the day, I arrive in Fuseta, a quaint little fishing village.

There, I enjoy the early morning hours for a dip in the sea, I visit the salt marshes near Tavira, the city itself with its Ponte Vecchio. I love Praia do Barril with its anchor cemetary, the long white-sand beach and the marshes of Ria Formosa. It expands from Fuseta to Faro: it is a natural reserve where you can see all sorts of birds and wild animals (from afar, always). One morning, in the wee hours of the day, I join a group of 10 people on a fishboat, for a ride in the open sea, in the hope to see dolphins. The common dolphin is a regular sight here, in spite of its timidy. In the meantime, I try to fight back my uncomfortable seasickness and tell myself I’ll have enjoyed the ride, if it’s all there is. Then, the show is on! A dozen dolphins jump playfully around 2 whales! I can’t believe it! The fishermen are careful to keep their distances and we talk about their difficulty to combine their will to preserve the nature they love so much and the need to attract tourism. That same night, from Faro this time, I discover the Ria Formosa on a solar-powered boat on a bird-watching tour. It’s low tide, the boat can’t go everywhere but we manage to catch a glimpse at a kingfisher, a gray heron, white egrets, turnstones, a black Spoonbill, storks and violin crabs. No, I’ve not become a specialist: the guide might have been pretty quiet but he knew his stuff and named every inhabitant of the bay. I also discovered and absolutely loved the village of Olhao, which I visited at the end of another day.

I spend a full morning in Faro to discover the old town, the cathedral, the unexpected street art, the lovely streets. On the other side of the bay, on Praia do Faro, there’s a watertower with a plastic sea horse mural I want to have a closer look at: others pieces by Bordalo II can be found in other cities in Portugal. But the beach itself reminds me of the resorts in southern Mexico: bars upon bars along the beach, mass tourism, few local encounters. Unfortunately, it’s not in Albufeira, my next stop, that this will change. The city is way too big for me, I wish I had found another fishermen village, but, even those, are slowly disappearing to answer the ever more demanding tourist crowd. From there, I go for a hike along the ridges of the yellow, white and ocre cliffs on Praia do Falesia: such a wonderland! One very early morning, I also decide to go on another hike on the 7 vales trail between Praia Marinha and Vale Centeanes. Erosion and the sea have sculpted caves into the cliffs, the place looks like Etretat, in Normandy, France. When I chose to come here in September, I thought I would discover the caves with fewer people, on trail or on boats, but it is far from true. Benagil cave has become the must-see local star: a neverending line of kayaks, SUP, small and bigger boats take turns to hardly enter the cave, spend a few minutes there snapping pictures, without touching ground on the underground beach. The cliff might collapse at any time, the risk is too high now. The magnificent postcard shared too many times on social media has turned this local treasure into an attraction where respect is hard to get. I leave with a bitter taste in my mouth, in spite of the beauty of the trail: in spite of trying to choose better where I go on vacation, in spite of me being respectful of the places I visit, I too, am part of this tourism problem…

When I arrive in Sagres, I feel completely different and my heart is fulfilled: here, it’s the end of the world, the southernmost point of continental Europe. What with the vegetarian restaurant I stumble upon the first evening, the gorgeous viewpoints above the different beaches and above all, the sunset with a view on Saint-Vincent cape, I am mesmerized. I take a day to enjoy another hike in Lagos, on the ridges of the cliffs between Praia do Ana and Praia Canavial, but, again, I’m highly disturbed by the lack of respect for nature and protection rules some human beings chose to bypass willingly. I go back to Sagres in order to admire yet another sunset from Saint-Vincent cape and try to find spots where other people won’t bother me – and I them. When I discover Cordoama viewpointfrom which paragliders take off, after a day spent on Belixe beach, I am once more in awe. Sagres hosts an annual bird-watching festival and offers the possibility to go dolphin and whale-watching with local preservation assocations. I think I was lucky enough already and decide to stay on land.

Back to Lisbon, I couldn’t miss the decadent chocolate pie from Landeau, and enjoyed a gin at Gin lovers, for my last night in town.

The Algarve coast took my breath away, with its magnificent landscapes, biodiversity and small villages. I would advise you to come and visit at another time than September, away from any vacation. I’m so happy I got to discover its colors, taste its specialties and marvel at its beauties.

Have you been to Portugal? What’s your favorite region?

[Español]

Septiembre 2025.

Todavía me imagino que soy la única que tiene la idea de irse de vacaciones en septiembre… Aunque sea lejos de la realidad, Portugal me encantó y me dió mucho que saborear, con los ojos como con las papillas, y mucho para usar las suelas de mis zapatos de caminata. Les hablo ahora de un viaje a Lisboa – donde participé en conferencias sobre el trabajo de intérprete de lengua de señas – y la costa de Algarve, que moría por descubrir luego de leer tantos artículos (en francés) en el blog de Laura & Sèb, alias Les Globe Blogueurs.

Luego de la frustración de deber buscar otro hotel a las 2 am por haber encontrado pulgas en el Airbnb, descubro la ciudad y me maravillo de cada detalle, siguiendo recomendaciones y consejos de visitas. Cada punto de vista indicado en el mapa ofrece una vista panorámica de la ciudad que es como una postal. Aunque no sea original, mi favorito es el de Santa Lucia, donde regreso varias veces. Quiero probar las especialidades locales cada vez que se pueda: croquetas de bacalao en la calle Augusta, pasteis de nata en Castro… Busco lugares típicos para la cena en el Barrio Alto, como el Principe do Calhairiz; me encanta el arte callejero que encuentro en varios lugares; voy en busqueda del famoso funicular amarillo; veo la torre de Belém bajo andamio para remodelación y admiro el atardecer desde el otro lado de la bahía, en el Jardim do Rio, en Cacilhas, frente a un puente que se parece mucho al Golden Gate Bridge. Luego de la visita al Monasterio de los Hierónimos (para el cual, más vale comprar un boleto de antemano y escoger el horario más temprano del día), ya hace 5 días que estoy en la ciudad, 3 de conferencias, y ya quiero ver otra cosa. Es hora de dirigirme al sur, hacia la costa de Algarve.

Me muevo por el país con auto de alquiler para visitar de manera autonoma los lugares que tengo apuntados. Rumbo hacia el sur, hago una parada en la hermosa pequena ciudad de Evora, con calles de adoquín, un arco y un templo romanos, un acueducto y una catedral. Al final del día, llego en Fuseta, típico pueblo de pescadores.

Ahí, me encanta ir a bañarme en las horas más frescas de la mañana, visito las salinas de Tavira, la ciudad también, con su Ponte Vecchio. Me encanta Praia do Barril, con su cementerio de ánclas, las largas playas de arena blanca y las marismas de la Ria Formosa. Aquella se expande entre Fuseta y Faro: es una reserva natural donde se pueden ver muchos aves y otros animales salvajes (de lejos, siempre). Una mañana, bien temprano, me uno a un grupo de 10 personas para un tur en barco de pescadores, con la esperanza de ver delfines. Normalmente, el delfín común se puede ver por esas partes, cuando no esta tímido. Pasa mucho tiempo durante el cual tengo que manejar mis sensaciones para no marearme y decirme, que a lo menos, salí y pasé un buen momento en el mar. Y ya,¡ahí están! El espectáculo es impresionante: ¡algo como una docena de delfines juegan juntos, al lado de unas ballenas! Los pescadores se mantienen a buena distancia y aprovechamos para hablar de la dificuldad que tienen en mantener sus hábitos de preservación del entorno con la necesidad de acoger a los turistas. El mismo día, de noche y desde Faro, salgo de nuevo en la Ria Formosa con barco funcionando con energía solar en un tur para observar los aves. Es marea baja, no puede ir el barco por todos lados pero podemos ver un martín-pescador, garzas reales, garcetas blancas, volteadores de piedras, un Spoonbill negro, cigüeñas y cangrejos violinistas. No, no soy especialista: el guía no habló mucho pero sí, pudo nombrar cada uno de los aves y animales que vimos. Otro día, también descubrí el pueblo de Olhao que tiene algo de encanto.

Visito Faro por una manana entera, para descubrir la ciudad vieja, la catedral, el arte callejero inesperado, las calles lindas. Del otro lado de la bahía, en Praia do Faro, se encuentra una torre de agua con un mural de plástico mostrando un caballito de mar: otras obras de Bordalo II se encuentran en varias ciudades del país. Pero luego, la playa me recuerda las del sur de México: bares y bares a lo largo del camino, turismo de masa y pocas posibilidades de encontrar a la gente local. Por desgracia, éso no va a cambiar en Albufeira, que es mi próxima etapa. La ciudad es demasiado grande para mi, prefiero pequeños pueblos pero aún aquellos desaparecen poco a poco, para responder a las demandas intensificadas de los turistas. Desde ahí, me voy de caminata a lo largo de los acantilados ocre, amarillo y blanco de Praia do Falesia: ¡un lugar maravilloso! Otro día, me despierto muy temprano para la caminata de los 7 Vales entre Praia Marinha y Vale Centeanes. La erosión y el vaivien del mar formaron grutas en los acantilados, el lugar se parece a Etretat, en Normandía, Francia. Cuando decidí venirme por aquí en septiembre, pensé que habría menos gente para visitar las grutas, que sea en los senderos o por el mar, pero me equivoqué por completo. La gruta de Benagil es unos de los lugares más visitados de la región: una cola larga se apura en la entrada, kayaks, SUP, barcos grandes y pequeños, entrando por unos minutos no más, todos sacando la misma foto de la gruta con huecos al acantilado y la playa en el interior. Está prohibida la entrada de otra manera, los riesgos de deslizamiento son demasiado grandes hoy en día. Una foto hermosa salió un día en las redes sociales y transformó el lugar en una atracción en dónde el respeto se hace falta. Termino mi caminata con una sensación amarga: pese a toda mi atención y mi manera de escoger lugares de vacaciones, también yo, soy parte del problema…

Cuando llego en Sagres, al contrario, me siento completamente diferente y mi corazón se llena de alegría: aquí, estoy al fin del mundo, en el punto más al sur del continente europeo. Con el restaurante vegetariano que encuentro para la primera cena, los puntos de vistas impresionantes a las playas y los atardeceres intensos frente al Cabo San Vincente, me siento muy afortunada. Me voy de nuevo de caminata, en Lagos, en los acantilados entre Praia do Ana y Praia Canavial, pero tanbién, de nuevo, veo que a mucha gente le da igual respetar las reglas de preservación del entorno y de seguridad. Volviendo en Sagres, voy por otro atardecer m+as cerca del Cabo San Vincente, buscando un lugar donde la gente no me molestará – y tampoco yo a lo.a.s demás. Cuando descubro el punto de vista Cordoama, de donde salen los parapentes, luego de un día pasado en playa Belixe, de nuevo me encuentro muy afortunada. El lugar es hermosísimo. Sagres también acoge un festival de observación de aves cada año y es conocido para ofrecer la posibilidad de ir a observar delfines y ballenas con asociaciones de preservación del entorno. Ya sentí que había tenido mucha suerte en este tema, y me quede en tierra firme.

De vuelta en Lisboa, no pude perderme el pastel de chocolate decandente de Landeau, y un gin en el bar Gin lovers, para celebrar mi última noche en el país.

La Costa de Algarve me encantó, con sus paisajes increíbles, su biodiversidad y pequeños pueblos. Les recomiendo visitar en otros momentos, cuando todavía aún menos gente viene por aquí. Estoy muy feliz de haber descubierto sus colores, probado sus especialidades y visto sus bellezas.

¿Conocen Portugal? Cuál es su región favorita?

Parlons-en!

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.